‹ Traité de la syphilisChapitre 76 sur 256 · CORPS CAVERNEUX · texte numérisé non relu

CORPS CAVERNEUX

En second lieu, il est cliniquement avéré que des coarctations pour le moins temporaires sont parfois le résultat du syphilome cylindroïde uréthral que je viens de décrire. Ainsi, dans le cas de Glantenay, l’urèthre ne laissait passer qu’à frottement une bougie n° 12 jusqu’au périnée, pour ne plus admettre au delà qu’une bougie n° 8.

Mais ai-je besoin d’ajouter que les faits de ce dernier ordre sont plus rares encore que les précédents? Rien d’étonnant en conséquence à ce qu’ils aient été niés, parce qu’en raison de leur caractère exceptionnel ils ont pu échapper, et cela même à des médecins versés dans la pratique des affections urinaires.

En définitive, à la fois comme fréquence, comme siège et comme pathogénie, les rétrécissements uréthraux de la syphilis diffèrent absolument du rétrécissement usuel dérivant de la blennorrhagie.

Bien sûrement, par exemple, à n’envisager que la question de fréquence, la syphilis fait à peine un rétrécissement de l’urèthre contre des centaines 'que réalise la blennorrhagie. Nulle parité donc, à ce point de vue, entre les deux affections. Ce qui n’empêche cependant que, pour sa très petite part, la syphilis ne puisse servir d’origine à des rétrécissements uréthraux.

Inutile d’ajouter que des infiltrats gommeux avoisinant et comprimant l’urèthre ont parfois donné le change pour des lésions et des rétrécissements du canal d’ordre syphilitique. C’est ainsi qu’on a vu des gommes exactement plaquées sur le trajet du canal (au niveau du périnée, par exemple) troubler la miction au point de simuler un rétrécissement. Un curieux cas de ce genre a été cité par le Dr Bouilly.

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