PARTIE I. ÉTIOLOGIE
femme, njuutc-t-il, n'a jamais eu aucun mal syphilitique, et est encore en parfaite santé. »
Dans la I3 rae observ. de Bertin (*), on voit une femme exempte de syphilis et qui avait eu d'un premier mari quatre enfants très-sains, se remarier avec un homme atteint de syphilis et donner le jour, — sans cesser de se bien porter elle-même alors et depuis, — à une petite fille qui offrit, à six semaines, des ulcères vénériens de la bouche.
M. Depaul ( 2 ) a reconnu des lésions syphilitiques chez un nouveau-né dont le père avait eu un chancre induré deux mois avant la fécondation. La mère affirmait n'avoir jamais eu aucun symptôme syphilitique, « et nulle part on n'en put trouver nulle trace. »
L'ouvrage récent de M. Bertherand ( 3 ) contient la relation d'un cas semblable, où l'enfant, très-gravement affecté, guérit par l'emploi du sublimé.
Un enfant, dit Ilaase (*), présenta, au moment où il vit le jour, des symptômes manifestes de syphilis qu'il communiqua bientôt à sa nourrice. La mère qui avait déjà eu trois enfants sains n'était point syphilitique. Le père, peu de temps avant, avait eu des accidents vénériens.
Enfin, s'il restait encore quelques doutes, ils devraient, je pense, se dissiper à la lecture des deux observations suivantes, dans lesquelles toutes les précautions nécessaires pour s'assurer de la santé spéciale de la mère me semblent avoir été prises.