PARTIE V. THÉRAPEUTIQUE
sein de la robe pour le donner à l'enfant, ou même tiraillent le mamelon afin d'en provoquer l'érection ou de le mettre à la portée de ses lèvres ; le pus virulent est ainsi placé médiatement en contact avec la bouche du nourrisson.
D'autres femmes portentdeslésionssyphilitiques dans la cavité buccale : si alors elles se servent, comme c'est assez l'habitude, de leur salive pour nettoyer l'enfant ; si, par excès de soins, elles retiennent quelques instants dans leur bouche pour l'y réchauffer l'eau qu'elles destinent au même usage, il pourra arriver qu'en lavant leur nourrisson, elles lui inoculent un chancre.
Ces accidents dont on a vu, dont Bertin et M. Ricord citent des exemples, deviendront l'occasion de recommandations prophylactiques extrêmement importantes. Vu l'incurie des femmes de la campagne, on ne saurait les leur adresser trop expresses, trop rigoureuses. Qu'on ne craigne pas d'assombrir le tableau, et, au lieu d'une contagion possible, de leur faire envisager une contagion certaine si elles venaient à enfreindre ces règles.