‹ Traité de la syphilis des nouveau-nésChapitre 74 sur 204 · PARTIE II, — DESCRIPTION · texte numérisé non relu

PARTIE II, — DESCRIPTION

cères rongeants , augmentant rapidement , de coryza , de taches cuivrées. Les désordres croissaient d'une manière effrayante, lorsqu'on donna du mercure qui les arrêta. Mais il y eut ultérieurement deux récidives.

Observ. de Swédiaur. Le père avait fait un traitement. — L'enfant, au bout de quelques semaines, eut un ulcère syphilitique à la gorge. Il en guérit.

Observ. de Gitérard. Le père avait fait un traitement. — L'enfant vint au monde couvert de macules fauves, et d'ulcères aux doigts et aux orteils. Le mercure donné promptement le guérit.

Observ. de M. Bassereau. Le père avait fait un traitement. — L'enfant eut, le 3 rae jour, des taches cuivrées sur tout le corps, le A me , un coryza intense. Il mourut le <I5 me jour.

Observ. de Troncin. Le père n'avait fait qu'un traitement incomplet. — L'enfant naquit bien portant. A 3 semaines, il fut atteint d'une éruption pustuleuse syphilitique bien caractérisée, et mourut à il mois.

Observ. de Haase. Pas de renseignements sur le traitement suivi ou non suivi par le père. — L'enfant vint au monde mal développé, il avait la physionomie sénile, des soulèvements de l'épiderme aux régions palmaires et plantaires. De vastes ulcères couvrirent les fesses, s'étendirent à la bouche, au gosier et aux narines. Il mourut le 20 me jour.

Observ. d'Albers. Pas de renseignements sur le traitement du père. — L'enfant offrit, peu de jours après sa naissance, plusieurs pustules qui prirent un caractère manifestement syphilitique. Il mourut le 9 me jour.

Observ. de M. Depaul (2 me observation). Le père n'avait fait aucun traitement. — L'enfant mourut après avoir respiré 20 minutes. Ses deux poumons, ainsi que le thymus, présentaient des foyers purulents. Une éruption pemphigoïde couvrait la paume des mains et la plante des pieds.

Observ. de Berlin. Le père n'avait pas fait de traitement. — L'enfant, après 6 semaines, eut une rhagade près de la bouche, puis des pustules ulcérées aux fesses. Un traitement mercuriel de 5 semaines le guérit.

Observ. de M. Bertherand. Le père n'avait pas fait de traitement. — L'enfant naquit à 8 mois avec un pemphigus général, il poussait des cris continuels, ses traits se décomposèrent rapidement, il repoussait le sein et paraissait sur le point de périr. Heureusement on commença dès le G me jour à lui admininistrer du sublimé, et il guérit.

II e Série. Présentons immédiatement, avec les détails correspondants, l'histoire des mères qui, infectées seulement pendant la grossesse, ont donné le jour à des enfants syphilitiques.

Observ. de Gilbert. La mère avait fait un traitement de 00 jours à l'hospice des vénériens de Paris. — L'enfant, né à 7 mois, eut au bout d'un mois des pustules larges, tuberculeuses et humides au scrotum, à l'anus. Il infecta sa nourrice.

Observ. de Bei-tin (2 ine observation). La mère avait fait un traitement très-long par la liqueur de Van-Swiéten. — L'enfant, né très-faible, eut, à trois semaines, des pustules ulcérées aux fesses.

Observ. de M. Baumes. La mère avait fait un traitement par la liqueur de Van-Swiéten et les sudorifiques. — L'enfant, né bien portant, eut le 48 rae jour un ecthyma aux fesses, à la poitrine, aux joues. Il fut guéri par le mercure, après avoir infecté sa nourrice.

Observ. de M. P. Dubois. La mère n'avait fait qu'un traitement très-incomplet. — L'enfant, né prématurément, était vivace et bien développé ; mais il portait les premières marques d'un pemphigus, auquel il succomba le 8 me jour.

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