‹ Traité de la typographie (volume 2)Chapitre 17 sur 124 · ACCENTS · texte numérisé non relu

ACCENTS

Nous ne parlerons ici des accents que sous le rapport typographique , laissant aux grammaires et aux dictionnaires le soin de faire connaître les règles de l'accentuation de notre langue.

Noiis allons indiquer les lettres accentuées dont il est à propos qu'un caractère soit muni, et les principaux idiomes européens poin- la composition desquels elles sont nécessaires.

Français. £i è é â ê i ô û ë ï li

Latin. àèô âèîôû ëïù

Italien, à è i 6 ù â é î 6 ù Espagnol. âéioù âèîôû n

Portugais. âéiôù âèîôû 3o

Allemand, a ci ù

Relevé.

à è 1 6 ù â é 1 è û âèîôû a ë ï ô ii a 3 n.

L'anglais n'admet aucun accent. Le latin ne les prend que facultativement; mais dans cette langue ils servent

COMPOSITION. 4l

à donner dans certains cas plus de clarté au sens , en prévenant toute ériuivofjue sur la valeur des mots.

Les lettres accentuées dont nous venons de présenter le tableau général devraient être fondues en bas-decasse et en capitales, eu lomain et en italique; il est cependant peu de caractères assez complets pour offrir la réunion de toutes ces sortes.

L'accentuation grecque , par la multiplicité de ses voyelles, par la combinaison très-variée des trois accents, des deux esprits , du tréma et de Tiota souscrit, offre une diversité beaucoup plus grande. Chaque mot de celte langue porte au moinsun accent, indépendamment des autres signes modificatifs. De là rextrème complica lion de la casse gi-ecque , comparativement à la casse ordinaire.

De toutes les langues de FEurope , le français est celle dont Faccentuation est la plus étrangère aux lois de l'analogie. Elle y est de plus arbitraire dans un certain nombre de mots. Il résulte de cette double imperfection de notre grammaire que la typographie , malgré ses soins les plus attentifs à persister dans un système iiniforme , est exposée à conuneltre de fréquentes anomalies. Il est donc nécessaire de se fixer d'avance sur les points qui restent indécis , et de ne jamais déroger à la méthode qu'on a primitivement adoptée. Si l'hésitation des arbitres de la langue sur certaines questions philologiques, si la privation enfin d'un régime grammatical bien établi , nous mettent dans le cas de faire des li^Tes qui diffèrent entre eux sous ce rapport , veillons du moins à ce que le même livre soit exempt de ces disparates et conséquent avec lui-même.

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