RAME, MAIN, FEUILLE
La rame se compose de cinq cents feuilles , disposées ordinairement par cahiers de vingt-cinq yètti/Zw chacun que l'on appelle mains.
Certaines fabriques ont rhabitnde de laisser leB feuilles ouvertes j et souvent dans ce cas elles en font des paquets de mille. Cet arrangement a quelques avantages, et notanunent celui d^éviter le pli du milieu , qui disparaît difficilement, malgré la trempe, sans laisser des rides, et qui porte sur Fimpression dans certains formats , tels que Tin-douze et Fatlas.
Mais le bénéfice de cette méthode est loin de compenser les inconvénients qu^elle peut occasîoner, et avant tout celui de rendre impraticable la vérification du nombre de feuilles , la perte de temps qu^elle nécessite en forçant à les compter une à une, et lea risques auxquels elle expose d^opérer des tirages in-* complets.
Il faudrait , pour obvier à ces inconvénients tout en conservant ces avantages, que les fabricants eussent le soin , en tenantles feuilles ouvertes, de séparer chaque main par une marque. Cette précaution préviendrait toute erreur.
ENCBE.
U encre d'imprimerie est un amalgame de vernis (i) et de noir de fumée (2) , qui varie suivant la qualité
(i) Le Ternis est fait «rec de l'huile de noix , cuite sur le feu , jusqu'à ce qu'elle ait pris la consistance de la gin.
(1) On a reconnu que les substances animales et minérales ne pouvalent produire un noir asse^ pur et asset friable pour la fabrication de l'encre. Les parcelles qu'elles laissent subsister après leur pulvérisation , interposées entre la forme et la platine , exposeraient l'œil de la lettre à de fréquentes altérations.
qu'on veut lui donner. Celle qni sert à Timpression des affiches et d'antres ouvrages de pen d'importance est plus faible de noir. Celle que Ton emploie an contraire à des tirages soignés doit être plus forte, plus épaisse, et douée d'une plus grande consistance. EUe est plus difficile à distribuer; mais aussi, étant moins fluide, elle ne couvre que la surface de l'œil de la lettre , et ne découle pas sur ses talus , ce qui rend lourd le tirage des bords de la lettre.
Pour obtenir une impression puFe , il faut que Vénère soit bien broyée à sa fabrication , entièrement dégagée de tout corps étranger qui puisse remplir l'œil de la lettre ou l'écraser , et réduite à l'état fluide à son maximum de densité. On s'est servi pour quelques beaux ouvrages de noir de bougies.
n doit y avoir dans une imprimerie trois qualités ^ encre : de l'encre faible pour les placards, de V encre ordinaire pour les ouvrages courants , et de Vencre forte pour ceux qui exigent des soins particuliers.