PR£1SSE STANHOPE
CeUe presse ne diffère de Ia presse eu bois que dans la partie qid opère la pression. Le barreau, au lieu d'aboutir à la vis , dans le milieu de la distance des jumelles , est fixé à une colonne qui surmonte la jumelle citérieure. La vis et la colonne sont couronnées
2l6 PARTIE. II, CHAPITRE I.
par deux (nècés égales et correspondantes appelées virgules à cause de leur forme. Les deux virgdles maintiennent le régulateur, pièce de fer qui est placée horizontalement et terminée par une vis qui modifie le foulage à volonté. Il y a de plus un contrepoids.
Nous ne reproduirons point, dans la description de cette presse , les observations qui s^appliquent aux parties de la presse en général. Notre seul but est de constater les points jd& dissemblance qui existent entre les éléments constitutifs de Tandenne presse et ceux de la presse en fonte que nous avons prise pour point de comparaison.
Abbbe. Uarhre est une espèce de fourche en fer qui soutient les bandes à Fextrémité vers laquelle le train se déroule.
Bandes. Las bandes sont creuses, au lieu d^étre saillantes comme celles de la presse en bois. Elles forment deux rainures dans lesquelles glissent les cram-^ pons. Cette forme est préférable à Tautre , eu ce que l'huile qu'on y verse pour faciliter le mouvement du train s'y maintient. Les bandes creuses ont donc sur les bandes saillantes le double avantage de Téconomie et de la propreté.
Babreatt. Le barreau est fixé à la colonne ; il la tffave].*se , et se termine par une vis à laquelle est adaptée un écrou. Son autre extrémité porte sur l'autre jumelle , sans que son manche la dépasse.
Boîte coulante. La botte coulante s'adapte au corps
dé prease au moyen de la {Hèce à^esiomttc et d'un.boulon à deux tétas qui le» traTerse l'une et Tautre. Elle est placée entre le godet et la platine. . Sa partie inférieure , qui est destinée à maintenir la platine à Taide de quatre boulons^ est de forme ovale, ou pi'éférablement carrée.
CSoLONNE. La colonne est terminée à son extrémité inférieure par un pivot , qui roule dans un godet pra" tiqué à la partie supérieure de la jiunelle. Elle est ' maintenue dans le haut par Pune des virgules , et un peu au-dessous par Fépaulette. Elle sert de correspondance entre le barreau d'une part et de Tautre les virgules et le régulateur , qui impriment le mouvement d la vis»
GOBPS DE FBESSE. Le corps de preste est fait en forme de lyre. La tête reçoit l'écrou de hi presse; les parties latérales, arrondies en cintre, forment les jumelles. L'intérieur comprend les quatre bras. Ce sont quatre pièces saillantes, dont deux se continuent et sont parallèles aux deux autres. Ces pièces servent à maintenir les bandes.
CnAfllFONS. Les crampons sont saiUants, et entrent dans les bandes. Ils forment avec elles l'engrenage qui sert à dérouler le train.
ÉcBOU. Uécrou traverse la tête du corps de (Hresse. n est lui-même traversé par la vis.
Epavubtte. Vépaidette est une ^èce de fer à travers laquelle passe la colonne ; elle est adaptée pai^ des boulons au corps de presse.
2iB I^ARTIE II, CHAPITRE I.
FoUBCBETTE. La fourchette est fixée au corps de {Nresse par se» deux bnuiches. Le poids est suspend» à son extréxnité.
Mabbre. Le marbre est soutenu en dessous par des traverses en fonte dans les deux sens. Les crampons , les tasseaux et le cric , lui sont adhérente.
Patin. Le ■patin est un morceau de bois de chêne , d^environ huit pouces de hauteur, qui embrasse la surface inférieure de la presse. Le corps de presse y est fixé à l'extrémité des jumelles au moyen de deux oreilles et de deux boulons. L'arbre , qui soutient Textrémité des bandes , est également fixé dans le patin.
Platine. La platine présente dans le milieu de sa surface supérieure une plate-forme destinée à s'adap- , ter à la boîte coulante. Ses deux extrémités dans la longueur sont creusées en forme de cassetîns.
Poids. Le poids est un morceau de fonte pesant environ soixante livres, qui s'accroche par un anneau à Textrémîté de la fourchette. II sert à faciliter le retour du barreau.
RÉGULATEUR. Le régulateur aboutit à la virgule de la colonne , qui le maintient à l'aide d'un boulon par lequel il est traversé. Il est maintenu de la même manière par la virgule de la vis, et terminé par une forure taraudée, dans laquelle entre la vis qui règle le foulage. Il porte ime espèce d'épaulement qui , raioontrant la virgule de la colonne , arrête le coup dubarreau.
Tassbaitx. Les tanfonv sont des momaiix de fer placés latéralement aux crampons, et qui servent à maintenir ceux-ci dans les ^bandes.
TTMPAiB. Les tympans n'of&ent point de différence avec ceux de la presse en bois. Le grand tympan porte sur ime charnière on sur deux pivots attenant au marbre 9 ou bien encore sur un chevalet brisé.
VlBOITLES. L'une des virgules reçoit la tête de la colonne; Fautre la tête de la vis. Elles sont tomnées parallèlement Fune à Fautre et se correspondent dans leur mouvement.
Vis. La vis de la presse s'opte du haut à la vii^e et du bas dans le godet , à Faide d'un collier en fer.
Les autres pièces de la presse Stanhope, telles que le rouleau, la manii^eUe, Vencrier, la frisquette, les pointures, etc. » sont les mêmes que dans la presse en bois, sauf quelques légères différences de confopmation.
De tontes les pièces dont nous venons de donner Fénumération , trois seulement sont en bois, le patin , le rouleau et le grand tympan ; encore ce dernier est-il garni de bandes de fer dans ses parties latérales. L'^ioi» est en cuivre. Les pièces en fer forgé sont le harretui , la colonne , le régulateur, Varhre, Ia fourchette et les menues pièces, telles que les vis et les boulons. Toutes les autres parties sont en fonte.
DE I«A FABBICATIOIÎ DES BBE&SES.
La fonte qui entre dans la fabrication des presses se tire d'Angleterre; celle qui s'extrait des mines de France n'est pas assez ductile ; elle est cassante , pailleuse- et rebelle à. la lime.
Chaque pièce est coulée séparément dans son moule. En sortant des nfiuns du fondeur, elle passe dans les ateliers du mécanicien , où elle subit les opérations nécessaires pour s'adapter . à celles qui lui sont adhérentes. Le marbre et la platine sont dressés au moyen d'ttft çharriot qui fait passer toutes les parties de sa surface sous le tranchant d'un burin d'une trempi^ très-forte, qui en fait disparaître toutes les aspérités. Ces deux pièces sont ensuite rodées à Fémeri l'une sur l'autre ; et s'il reste encore entre elles quelques inégà-^ Utés, la lime les fait disparaître finalement.
Lorsqu'une presse est confectionnés^ le mécanicien , aVant de la livrer, doit en faire préalablement l'eésai, sur une forme dçstinée à cet usage, et remédier aux défauts qui peuvent s'y trouver.
Les principales bases du mécanisme de la presse sont le parallélisme ou la perpendicularité des pièces suivant leur position respective. La perfection du tira^ dépend du degré d'exactitude apporté à l'observatian de ces conditions. Ainsi les pièces qui doivent être parai- Icies entre elles sont les bandês , le marbre , la pîor iine , le régulateur, et la surface inférieure de la botte coulante. La colonne et la vis doivent leur être perpendiculaires. Si ces principes sont appliqués mathé-
matiquement , il est évident que le travail de Touvrier se réduit à rexécution d^un mouvement mécanique. Si au contraire, on s^éloigne de cette loi de corrélation , si Ton est obb'gé de suppléer au déiaut de justesse par des cales , par des hausses trop multipliées ou autres ressources de ce genre, les fonctions de Timprimeur se compliquent, et ne présentent que des résultats plus ou moins imparfaits. Une presse dont les pièces sont dressées avec soin ne comporte pas , pour corriger les inégalités du foulage , plus de deux épaisseurs de papier Joseph. Les parties qui demandent le plus de solidité comme supportant plus particulièrement Feffet de la pression sont la vis , Vécrou , le barreau , la colonne et les jumelles» Elles doivent donc être sons ce rapport Tobjet de Patteution spéciale du mécanicien.