DES DÉFAUTS ET DES QUALITÉS DU TIBAQE
Les qualités dont la réunion constitue un bon tirage sont : régalité du foulage, qui ne doit être ni forcé, ni par trop léger ; la finesse et la netteté de Fimpression , qui doit reproduire la lettre avec la fidélité d'une glace et de manière à ce que la. transition des traits et des pleins, constamment maintenue, se rapproche de la pureté primitive du poinçon; la régularité de la couleur, qui doit être d'un ton vif, également éloigné du gris et du pâteux , et indiquer ce conti'aste du noir de Tencre et du blanc du papier qui fait la beauté d'un livre. Mais , pour parvenir à des résultats aussi pai-faits , il faut réunir au même degré la prévoyance dans les apprêts , les soins d'exécution , et la patience nécessaire pour remédier aux défauts.
Indépendamment des précautions que nous avons recommandées . en examinant la série d'opérations que comprend le tirage , l'ouvrier doit toujours s'appliquer à rectifier en quelque sorte les instruments dont il se sert, n ne remplit qu'une partie de sa tâche , s'il n'élu* die les défauts de sa presse , et si , remarquant les mauvais eifets qui en résultent , il ne s'attache à en déoo9vrir la cause et à la neutralisera'
Si rimpression jApillotte, il devra voir si c'est le relâchement du tympan, le manque de passage, qui oocasione ce genre d'imperfection, et ne continuer qu'après avoir trouvé le véritable siège de ce vice typographique. Si le tirage est louixi et manque de pureté, il saura que l'excès du foulage ou de l'encre prise par le rouleau , que la trop grande fraîcheur du papier peuvent également y donner lieu.
Nous ne pourrions énumérer toutes les circonstances qui peuvent nuire à la perfection du tirage, sans nous exposer à en omettre la plus grande partie.< Elles peuvent d'iôlleurs provenir de bien des causes différentes. C'est à Touvrier qu'il appartient d'en faire la recherche; le désir de bien faire lui suggérera toujours les moyens nécessaires popr i*ectifier et pour améliorer.
PBéPARATION DU PAPIER.
La préparation du papier est une des opérations qui ont le plus d'influence sur la qualité de l'impression. Elle doit toujours être appropriée à la nature du papier et en même temps à celle du tirage auquel il est destiné. Cette préparation consiste dans la trempe et dans le remaniement.
Le papier doit toujours être trempé au moins vingtquatre heures avant le* tirage. Cet intervalle doit même augmenter en raison de l'épaisseur du papier, de son degré de coUage, et des autres causes qui en rendent l'apprêt plus long et plus difficile. Le caractère et le format de l'ouvrage déterminent aussi la distance qu'on doit laisser entre la trempe du papier et son tirage.