SORTIE
Ia sortie est une licence typographique à .laquelle
170 • PARTIE I, CHAPITUE V.
on recourt quand , un vers étant trop long pour être contenu dans la justification , on est obligé de le faire empiéter sur la marge. Quand on use de cette ressource , il faut le dissimuler Iç plus possible, et espacer faiblement les mots afin que la ligne dépasse d'autant moins sa limite naturelle. Ce défaut ( car c'en est un ) a pour but d'en faire éviter un pire , l'irrégularité qu'un vers doublé donne à l'aspect d'une page. Lorsqu'il se trouve dans une page une ligne à sortir, ï} faut , si l'ouvrage est interligné , placer cette ligne entre deux interlignes de toute sa longueur, et garnir le côté de la page, en-dessus et en-dessous de la sortie, de cadrais dont la force de corps soit égale à l'ejicédant de la justification sortante.
S'il y a plusieurs sorties dans la même page , il faut prendre pour justification commune la plus grande d'entre elles. Ces précautions sont nécessaires pour que les lignes sortantes ne chevauchent pas à leur extrémité , et ne trahissent pas ainsi un défaut qu'il est possible de cacher. Quand on se sert de cet expédient , la garniture dans laquelle se fait la sortie doit naturellement être diminuée de la différence des deux justifications.
De tous les genres de composition , les tableaux sont ceux qui offrent le plus de variété, et par conséquent le plus de difficultés dans leur confection. Celle
dëaominatîoii générique oomprôid lous les ouvrages à colonnes ^ à filets et à accolades , tds que registres ,
étals, prix-courants, factuies, etc.
La diversité conslanle de ces sortes de travaux ue nous permet pas d'établir des principes généraux pour leur composition; le nombre des exceptions excèderait infailliblement celui des règles que nous prétendrions établir. «
Nous nous contenterons de dire que des ouvrages. * de cotte nature ne doivent (^tre confiés tju à des ouvriers expérimentés et doués d'un goût sùr. La régularité de la justification , l'observation des proportions indiquées, le choix des caractères , la taille des filets , id dispDsiùon et rharuiuuie des diETérentcs parties entre elles , sont les principales qualités à rechercher dans la composition des taiÊeaax.
NOUBRKS.
Les nomères peuvent , ou se figurer en chiffres , ou
s'exprimer en toutes lettres. 11 est certains cas dans lesquels Tusage décide en faveur de l'une ou de l'autre de ces deux méthodes ; mais souvent aussi le choix en est arbitraire , et n'a pour s^iide que le bon goût et le sentiment de la convenance locale : il nous semble donc impossible de poser sur ce point des règles invariables. Nous nous bornerons à dire , moins à titre de principe (jue de raisonnement, et coiimie le résultat constant de uoti e observation , que , dans
un texte , toutes les fois qu'un nombre a une valeur plutôt vague et approximative cpie fixe et mathématique, il est plus convenable de l'exprimer en lettres. Dans le cas opposé, il devient nécessaire d employer lés chiffres , le nombre ayant alors une signification plus précise.