‹ Traité de la typographie (volume 4)Chapitre 59 sur 84 · REGISTRE · texte numérisé non relu

REGISTRE

• Le registre est la coïncidence parfaite des pages qui forment le recto et le verso d'un même feuillet.

Il est évident que, lorsque le châssis est d'équerre, que les garnitures sont régulières, et les pointures bien placées , le registre doit être bon ; mais comme il arrive rarement que ces diverses conditions se trouvent réunies , on doit prévoir le cas où l'une d'elles manquerait à ce concours.

l*' Lorsque le châssis n'est pas bien dressé, on s'en aperçoit facilement en serrant la forme. 11 faut alors ou le changer, ou faire disparaître ses défauts avec des interlignes plus ou moins épaisses que Ton place entre la barre et le bois qui est en téte.

2° Il faut appliquer le long de chaque rangée de pages , soit dans les têtières , soit dans les fonds , une réglette bien dressée, ou une lame de filets, qui règne sur toutes les pages de la rangée. Par ce moyen ^ l'on verra si quelques-unes des pages ne sont pas plus saillantes ou plus rentrées que les autres , et. on rétablira l'égalité des garnitures.

3** Les deux premiers points éclaircis, l'imper-»fection du registre ne peut plus provenir que des pointures ; et l'on ne peut s'en assurer qu'en faisant le registre en blanc. Cette précaution est d'autant

plus nécessaire que , les pointures devant rester immobiles à la reliration > ii n'y aurait d'autre ressource pour dbrriger des déduits de ce genre que dans l'aitération des garnitures , extrémité à laquelle on doit se garder de recourir.

Pour iaire le registit en blanc , on tire lÏM ^^paille sous une maculature, on la met en FetînilliOB> iur elle-même , ci un la tire de nouveau. S'il arrive que les tètes ou les côtés des pages ne tombent pas exactement les'uns sur les autres /on Diit modnisirvitt pointures, ou quelquefois Tune d'elles seulement, soit eu hauty.soit en bas , mais toi^jours dans sens de la différence que l'on retrouTC à la reCuMlaÎÉé Ainsi, par exemple^ si, là feuille étant rcibdilllêe, on trouve que Timpression descend , cela dénote que pour le tirage en blanc les pointures montent trop; il £mt donc les descendre de moitié de la difiéiraittoe; et réciproquement dans le cas contraire. ^ ^ **

On renouvelle celle expérience jusqu'à ce > qu'en ait obtenu un résultat ngoureusement «uict; . ^y.--

MISE KI« TAAIX PROPaEUENT DITE.

Après ees diffinrentes opérations , il ne reste plus que la mise en train proprement dite, qui consiste dans le placement des supports y des hausses et des feuilles découpée^.

Le. but des supports est de soutenir partout la feuille de papier à la hauteur du caractère , alin que

TIRAGE. 2id

h foulage sok égal dans toutes les parties de la forme y et' de remédier au papillotage. . ^

Il y en a de plusieurs espèces.

Ceux qui s'adaptent aux garnitures août de petits moroeaiii; de plomb ou de liège , que rimprîméu^, en plaçant sa forme sur le marbre de la presse^ ajuste dans les Tides des iiii^^ots. Us doirent être ioudusou itûUésen.'câneSy afin d'être retenus dn. bas et de vne pouvoir s'enleyer à la touche. Les supports en fiège sont préférables, à cause de leur élasticité; ils ne peuvent , co^ime les supporlk en plomlji , laisser suv letf^ipier iine trace dé foulage qui dispàraltidiffidi-^ 'l^Bent*

Il y a d'autres supports, qui se colleut k la irisqnette pour ga)rantir les bords de la forme et 1(bs parties de pages qui sont blanches. Ce sont des bourrelets faits avec de la laine roulée daiis du papier* Ces supports ren^lacent ceux, dontnoi» aTons parlé précédemment , lorsque les garnitures sont faites avec des bois ou avec des lingots pleins.

On se sert encore, pour soutenir le pourtour de la forme y de réglettes et de biseaux cle hauteur. On s'est servi quelquefois de «apports élastiques œtnposés de deux pièces en cuivre d<mt i une s'abaissait an moyefl^ d'un ressort à compreisiân et soiyail le mouTement de la platine.

Il est rare qu'une presse soit dressée avec une justesse telle que quelques parties de la forme ne viennem pas pins faibles et d'autres plus ibrCes que

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l'ensemble. On remédie à ces faiblesses en collant la partie correspondaiiie de la marge des morceaux dW pâfMer plus ou moins épais , suivant l'intensité (lu défaut. L'excès du foulage s'atténue au Contraire en dégarnissant la marge ; et si la diminution de cette épaisseur est insuffisante ; on décopipd^ aiitâi|^' de feuilles que cela est nécessaire ^ et ori les place! ,4ins le tympan parallèlement à la marge, e^ collées Tune sur Tautre aux extrémités. ' /

Lorsque le foulage est devenu régntim% on é ét t fl hs la iiiaigc, dont les coins sulfisent pour indiqiter le placement des. feuilles , et on la mat dans le tympan.

GARHITURE DU TYMPAN.'

La gamicnre du tympan doit être appropriée à Timportance de Fonvrage que Ton doit tirer. Ainsi ,

suivant que ce tirage exige pllis ou moins de soins, on emploie des épaisseurs de soie ou simplement des blanchiBts de drap.

Pour un tirage à soigner , le tympan doit être garni d'une double épaisseur de soie, d'un blanchet simple de casilnir et d'une feuille de pilier fort , collé etlnen uni , sous laquelle se place la mise en train.

Lus biaiiclieLâ doivent être remaniés après le tirage de chaque feuille, afin de faire disparaître le plus fMMsiblje l'empreinte du foulage « qui en ude pron^te- • ment le tissu. Lorsqu'un blanchet a long-temps servi à un format, on ne doit pas l'employer pour un

ilUAGE. 251

lormal; dilSérenI; il en réBolterait de nomhreiuea împerfectioiis dans le foulage.

VdULAGB,

Le foulage des presses en buis dépend de la force que l'on emploie en tirant le barreau* Celui des presser e& ffonte Se détermine d'awice «a moyen il'tin régulateur.

il est très-important de le modéra en raison de la pl^itude de la foriiie. Il doit naturellemeiii être plus fort lorsque la forme est chargée et d'on earae* tère fin. C'est la multiplicité des lettres , et non leur grosseur, qui exige une pression plus puissante.

L'imprimeur doit régler d'ayance son foulage aor ces données. S*il est trop faible, il produit une impression supcriicielie, imparfaite, où la lettre n'est qu'efBeurée , et où les traiu ne rassortent pas. S'il est ù-op ' fort , le tirage ^est creux et manque de netteté , les parties grasses et les parties fines de la lettre se confondent , et le caractère se fatigue plus promptement;

La modération da foufage entre donc pour beaucoup dans la qualité d une imprei»sion. •

TOVt»B«

La tomke est le travail de celui des deux imprimeurs est chargé de prendre* l*encre/de la

2Si PARTIE II, CHAPITRE IL

dktribuèr , et d'en enduire la forme* Cette foactknr est d'une g^rande importance , et demande f attention

la plus soutenue. 11 est telles opérations du tirage qui ne requièrent que àe» soins momentanés , entre autres la nnse en train ; mais la ioueke êiige tme sarreillance iniatigable. ÉUe doit doimear piM^ résultats une couleur ferme , pore, et toujours égale; telle «afin ^w^lailettc^ aeit ep|ièrenMm'ijBPieiMi|t» et en même temps que Tes moindres tMîitë fitoa P W Pt dans toute la finesse de leur gravure. L'ouvrier qui touche ne doit jamais laisseï: > tirer plus de quatre lettittes aanajmani^ le tiràge; ^afa .dftdrw tj w M ^ ocradettr ee soaiîeBtiy a^jt doit pren^bre )ile Feneliè n'y a pas de lettres. à nettoyer» ni .d!e^c^,.Q^^<iç aaidc«fiB à.J^aîaserà i> - .:i>l. MrnTrihqiTfi\1

■La Itfiw^ 8*«pî^re y soit aiwee^lesi Mica mttfiiÈf^ le rouleau. . " . ■

Si Ton se sert des balles , il faut, passer fréquemment le hroyoii aor Teocre , qae Ton étale en petite quantité an bord de Tencrier ; si l'on emploie le rouleau , suffît de tourner la manivelle du cylindre, pour renouveler la couche d'encre qui s'y attache. • Qnel que soit celni des deux procédés dont oa fasse usage , il faut , avant de commencer le travail , £EÛre bien prendre les cuirs ou le rouleau , les décharger sur une feuille de pilier collé lorsqu'ils sont trop encrés , les distribuer sans relâche , et prendre l'encre en petite dose et. à de fréquentes reprises. *

La forme doit éti% parcourue trois oii quatre fois

par l'instrument qui sert à toucher, et davantage, lorsque sa plénitude l'exige spécialement.

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