‹ Traité de la typographie (volume 4)Chapitre 7 sur 84 · BAS-DE-GASSE · texte numérisé non relu

BAS-DE-GASSE

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La casse est myanable dans sa disposilion pour tous les caractères romains y ainsi m^e pour leurs itaHqaes; mais elle est d'une construction toute différente pour les caractères d'écriture , tels que V anglaise et la ronde. Il en. est de même de la oa^e grecque , dont la quantité de cassetins surpasse de plus du double ceux de la easu ordinaire, eu ë^ard au nombre de voyelles qui y est plus grand quL' dans le caractère romain, et parce que toutes peuvent recevoir les accents grave et aigu, les esprits doux et rude, et la plupart l'accent ciTConflexe, le tréma et \iota souscrit. Avant la sup» pression des ligatures et abréviations , la casse était encore beaucoup plus compliquée; maintenant il ne reste plus un seul de ces signes colleetife; et la cusu est réduite à sa plus grande simplicité possible.

La casse est entièrement construite en bois. L'imprimer doit avoir soin que les easui ne soient pas en bois bUnc, ce qui est contraire à leur solidité et à leur durée ; il n'est pas non plus nécessaire qu'elles soient eu chêne, parce que leur poids, joint à celui des caractères, nuirait à l'ouvrier, qui a sans cesse besoin de les transporter d'un endroit à l'autre , et qu'A pourrait faire fléchir la planche qui lui sert d appui. On doit s'attacher à ce que la tablette du fond et les tasseaux qui forment la bcnrdure soient d'une épaisseur proportionnée à la dimension de la uust , et à ce qu'elle soit consolidée dans le milieu par de fortes traverses. Il faut veiller aussi à ce que les séparations des cassetins joignent bien et soient fortement assu-

jetties, et à ce que rintciicur de chacun soit tendu d'un papier épais , afin que les lettres minces ne se glissent pas de Tun dans l'autre.

La casse se place sur une planche en forme de pupitre 9 dont les deux extrémités portent sur des tréteaux , et qui s'appelle le tw%g. Le baut-de-casse est retenu par le bas-de-caase , sans qu'il y ait aucun intervalle.

La destination de quelques cassetins est siyette à des modifications » suivant les pays et même suiTant les maisons ; mais il est important qu'elle soit inTSriable pour toutes les casses d'une imprimerie.

On .dit ftumUr ou dresser une eetSHf c'estrà-dire la placer dans la position où elle doit être lorsque l'oavrier y travaille. Pour exprimer l'action contraire, c'estrà-dure la mettre de coté quand on n'en a plus besoin » on se sert du mot démonUr^ . Bien que la oasit ne représente qu'une partie da travail de la composition , ce laot se prend néanmoins d^ins une acception gënëraley ets'applique à l'ensemble , de cette Jinnche de la typographie. Aiiuî Ton dit on •ouvrier â la casse, pour déaigpner un ouvrier compositeur ; et travailler à la casse signifie remplir les fonc- J40ns relatives à la composition. Le substantif co^^r, 4{u'<H:i employait autrefois dans ce scms par of^ositioD à celui de pressîer, est tombé en désuétude et a été * bauiu des atebers. • .

SSPACB8.

Les espaces sont de petits morceaux de matière moins hauts que les lettres , et destinés, ainsi que leur nom l'indique , à établir entre eUes les séparations convenables; Chaque caractère a des espacet fondues (1) sur son corps et de ditlëreiitcs épaisseurs. Pour doiiiier à la cpiuposition cette régularité d'espacement qui en fidt le principal mérite y et pour en aider le travail, il est nécessaire d'avoir, dans les caractères movens et dans les petits, des espaces de toutes les proportions, amyaqt la prî^greasion d'un demi-jpoint, depuis celle d'un point, ou espace mmee, jusqu'au demiocadratin. Cette facilité si précieuse pour le compositeur ne lui serait d'aucun secours si, en distribuant, il n'avait le soin de les diattuguer. 11 doit donc , sinon affecter un cassetin à chaque sorte , ce qui serait difficile à observer pour certaius«clractères dans lesquels elles sont très -multipliées, au moins disposer pour cet usage de tous ceux du baa-de-casse qui restent librcb , en réservant à la sorte la plus courante d'entre elles le cassetin des espaces proprement dit.

Il arrive quelquefois que les espaces d'un point, quoique les plus fines que l'on puisse fondre , aient encore trop d'épaisseur eu égard au blanc que portent

(t) Ce mot, dam le laugagc didactic|ue de la typographie, est an genre fëminin.

PAKTI£ 1, GUAPlTli£ 1.

certaïuei» ieitres. Dans ce cas on taille en forme d'espaces du papier plus ou moins §orVf pour obtenir des distances é^es.

CAIIHAT, CAOEATIN, OEMl-CADH AT IN.

Les eadratê sont des pièces de fonte , moins hautes

que les lettres , mais de même corps. Ils servent à compléter les lignes où la lettre ne remplit pas la justification » à établir les lignes de pied et de blanc , en général à remplir les TÎdes de toute espèce qui peuvent se trouver dans une page.

On fond des cadrais de différentes épaisseurs ; mais il est très4mportant pour la composition qu'elles aient toutes une mesure commune , telle que le demi-cadratin. 6i le fondeur néglige cette condition , les renfoncements y qui se' font à Faide des cadrais, sont souvent inégaux , et les alignements imparfaits.

Le cadralin est un cadi atAiiiiat l'épaisseur est égale à sa ibrce de corps.

Le demircadraltm a pour épaisseur la moitié de sa force de corps. C'est la plus forte des espaces , ou le plus faible des cadrats.

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