CESSATION DU TRAVAIL
Lorsque les imprimeurs interrompent leur travail, soit dans le cours de la journée, soit à la fin, ils ont à prendre certaines précautions pour que la suite du tirage n’ait pas à souffrir.
L’ouvrier qui est au tympan tirera deux ou trois fois le barreau sur une feuille de décharge, pour enlever entièrement l’encre dont la surface de la forme se trouve imprégnée, et qui, en se séchant sur la lettre, nuirait ensuite à la netteté de l’impression. Il roulera aussi le train sous la platine, pour mettre la forme à l’abri de tout accident. Le papier tiré sera placé sur celui qui reste à tirer, afin d’entretenir sa fraîcheur; et le tout sera couvert d’un ais ou d’un plateau.
L’ouvrier qui touche doit laver le rouleau, ou, suivant la température , fenduire d’encre ou de vernis, puis le suspendre à l’abri de la poussière, et garantir également la table et le cylindre par un couvercle en carton ou en fer-blanc destiné à cet usage.
Il est nécessaire de frotter les blanchets, pour faire revenir la partie froissée par le foulage; c’est un moyen de conservation qu’il importe de ne pas négliger.
Les tympans doivent être collés de nouveau lorsqu’ils commencent à se détendre ; autrement ils feraient friser les bords des pages.
Les presses ont besoin d’être tenues dans une
TIRAGE
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grande propreté. Le cambouis formé par la poussière et par l’huile versée dans la vis et dans les bandes s’endurcit et ôte du jeu aux pièces ; il peut par cette raison occasionner des accidents.
Les ouvriers qui considèrent tous ces soins comme inséparables de leurs fonctions doivent s’apercevoir qu’ils facilitent et améliorent leur travail.