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PARTIE IV

même manière que celui des caractères, sauf certaines précautions ayant pour objet de ménager les finesses du burin, et quelques modifications dans la composition de la matière, à laquelle on donne plus de consistance. Du reste, les bois se moulent au plâtre ou à la pâte, comme les caractères, et se montent sur bois ou sur plomb. La monture sur plomb a l’avantage de ne pas travailler comme le bois.

On a fait aussi des clichés de gravures sur bois en bitume , montés sur plomb ; mais ce procédé n’a pas prévalu.

Les premiers clichés de gravures sur bois se sont faits par le procédé de la polylypie, qui, offrant d’ailleurs beaucoup d’analogie avec le stéréotypage, permettait d’obtenir un grand nombre de clichés parfaitement identiques.

La galvanoplastie a aussi prêté son concours à la typographie, tant pour les textes que pour les gravures. Ses matrices sont en gutta-percha enduite de plombagine, et l’on y fait déposer du cuivre. Ce procédé est, du reste, en voie de perfectionnement.

Le moulage à la gutta-percha comporte une certaine épaisseur de cuivre pour qu’on le sorte du moule sans déchirure. L’électricité met le cuivre en dissolution ; il se forme alors un courant métallique qui couvre l’empreinte dans toutes ses parties, et acquiert toute la solidité dont ce métal est susceptible. Ce cliché, fidèle reproduction de la gravure primitive, s’appelle coquille. Pour lui donner la consistance et le niveau requis par le tirage , on la double ou on la garnit, suivant l’expression reçue,

APPENDICE

avec de la matière à caractères, au moyen d’une presse construite pour cet usage ; et l’on termine le cliché à la scie et au rabot comme les clichés en plomb. On le met de hauteur; puis on le monte sur bois, ou on le pose sur des blocs mobiles pour le

Ces clichés sont susceptibles d’être retouchés par le graveur en cas d’accidents survenus au moulage ou sous presse.

Les caractères ordinaires peuvent recevoir par ce procédé une légère couche de cuivre, qui les rend plus durables. L’aciérage atteint peut-être plus sûrement ce but ^ ; mais l’un et l’autre ont peine à résister à l’action fréquente de la brosse à lessive.

On signale en ce moment des clichés galvaniques en fer. Ce procédé offrirait une résistance considérable , et serait une précieuse ressource pour les illustrations tirées à grand nombre ; il n’en est encore qu’à la période expérimentale , et ne peut être dès à présent rangé parmi les moyens usuels.

Les empreintes au papier se conservent longtemps et permettent d’ajourner la fonte ; mais la gutta-percha est une substance trop sensible pour que les matrices n’exigent pas un prompt emploi.

Le tirage des clichés exige des soins particuliers ; de là dépend la conservation de ce matériel, qui représente environ le prix d’une double' composition. Ces soins consistent principalement dans l’emploi de blocs mis de niveau et de calibre, dans la

1 L’aciérage galvanoplastique s’obtient au moyen d’une dissolution de chlorure double de fer et d’ammoniaque.

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