D. Dionys. De divin. Nom., cap. iv
l44 ^^ ^-^ VKHITABLE ORAISO.\
la volonté est attirée par son amour '. Et il dit ailleurs, « tout ce qui peut aimer, aime Dieu -. » Il n'est donc pas possible de suspendre les créatures à l'égard de leur centre. Il faudrait arracher au feu sa légèreté, à la pierre sa pesanteur, à l'eau et à l'air leur fluidité, à l'homme et à l'ange leur amour naturel, qui n'est pas, ainsi que dans les autres êtres, une inclination muette, mais extrêmement vive, animée et renforcée par la connaissance qu'ils ont du souverain bien. Car parmi tous les êtres créés, la volonté approche le plus de Dieu comme dernière fm. Etant fait pour posséder un bien infini, le cœur de l'homme ne saurait être rempli par un bien créé. L'entendement de l'homme a été créé avec une capacité infinie, il ne saurait être assouvi par la connaissance d'une vérité finie, connaîtrait-il toutes les vérités. Par toutes ces raisons, on doit donc être convaincu que l'indifférence pour la possession de Dieu, pour le bonheur ou pour le malheur éternel, est entièrement inqDOSsible.
I . ISam velut amores corporuni momcnta sunt ponderum, sive deorsum gravitatc, sive sursuni levitate ferantur. Ita enim corpus pondère, sicut animus amore fertur quocumque fertur. De Civit. cap. xxviii.
a. Deum diligit quidquid diligere potest. Soliloq. cap. I.