‹ Traité de la véritable oraison (volume 2)Chapitre 99 sur 164 · I. — i.i.s Kiuii:rus i · texte numérisé non relu

I. — i.i.s Kiuii:rus i

\ionnonl d'un incmc (In'alciir; cl ainsi l'anionr naluivl serait dclriiit, et non pas pcrlcclionné par la charité. Ce qui est contre le sentiment de tous l(>s Pères ; ils enseignent unanimement c[uc la vertu, la grâce et la charité sont des perfections rpic Dieu ajoute aux dons de la nature. Au contraire, l'inclination qui nous porte à Dieu devance, accompagne et excite toutes les autres inclinations '.

Comment donc est-il possible d'accorder a^ec de si constantes vérités ce principe d'indilTérence pour la possession de Dieu même ?

Dieu attire toutes les créatures à lui comme à leur dernière lin. C'est un soleil, et les créalurcs connue des héliotropes se tournent autour de lui. De sorle que aimer Dieu au-dessus de toutes choses comme le souverain bien ne convient pas seulement à l'homme, mais aussi à toutes les créatures privées de raison et de sentiment, autant qu'elles sont capables d'amour -. Que sont toutes les inclinations, dit saint Augustin, et tous les poids que nous observons dans les créatures, sinon une espèce d'amour qui les porte à leur centre.^ Le corps est porté par son poids, comme

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