‹ Traité de la véritable oraison (volume 2)Chapitre 103 sur 164 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

COMMENT L ON DOIT SE COMPORTER, QUAND ON EST TENTÉ DES PENSÉES DE LA RÉPROBATION

Les âmes qui s'examinent avec soin, et qui pensent souvent à leurs dernières fins, entrent quelquefois dans de grandes craintes de leur salut. Mais au lieu de se jeter dans cette indifférence pour la possession ou pour la perte de Dieu, afin de calmer les troubles de leur conscience ; elles doivent exciter leur espérance, et se dire à elles-mêmes : « Dieu ne veut point la mort du pécheur, mais plutôt qu'il se conAertisse et qu'il vive *. » Et en rallumant alors toute leur ardeur, elles doivent protester qu'elles s'unissent si étroitement, si intimement, si amoureusement avec lui, qu'elles en seront inséparables.

C'est ainsi que répondait autrefois cet heureux mendiant, avec qui Taulcr rapporte avoir eu un long entretien. Cet entretien est rempli d'ins-

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