‹ Traité de la véritable oraison (volume 2)Chapitre 108 sur 164 · II. l,i:S MV\lMi:s r.KKT.VINES l · texte numérisé non relu

II. l,i:S MV\lMi:s r.KKT.VINES l

éloignées de ce que Dieu esl en lui-même. C'est pourquoi, tandis que nous vivons dans ce corps, nous ne samions faire de si grands |)rogrès dans la contemplation, que nous puissions voir en elle-même cette lumière infinie. Tout ce que, mainlenant, nous pouvons connaître de Dieu n'est pas Dieu on lui-même. C'est quelque chose d'inliniment au-dessous de Dieu \

Mais encore que nous ne puissions [)as connaître Dieu en lui-même, nous pouvons l'aimer en lui-même ; i)arce que la volonté étant de sa nature une inclination, elle sort comme au dehors d'elle-même pour se porter à son objet, cl s'unir à lui. C'est en quoi consiste tout le bonheur de cette vie, de pouvoir aimer Dieu immédiatement en lui-même. Par la connaissance, nous sommes obligés d'attirer l'objet à l'entendement; mais l'amour se porte immédiatement à l'objet. Et ainsi, par la connaissance, nous donnons des bornes à Dieu en l'enfermant sous nos voiles et sous nos iigures. Mais la volonté, sortant d'elle-même, l'embrasse et s'unit à lui comme infini, quoique non d'une manière infinie -'.

1. ()iii(l(|iiid de illo iiKjdo coiispicilur, non csl ipso, scd siib ipso esl. D. Th. in 3, dist. 35, q. 2, art 2.

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