‹ Traité de la véritable oraison (volume 2)Chapitre 116 sur 164 · I. D. Th. 2.2, q. i8o, art. li · texte numérisé non relu

I. D. Th. 2.2, q. i8o, art. li

176 nK LA VKUITARLE ORATSO^J

Toutes nos connaissances ne doivent servir que pour élever l'édifice de la charité.

Saint Thomas, commençantà traiter de la vie contemplative, se fait d'abord cette question : Si l'amour appartient à la contemplation ? Et il répond que, rigoureusement parlant, la contemplation est un acte de l'entendement, puisque c'est une connaissance simple et fixe des perfections divines, ou de quelque objet qui nous conduit à Dieu ; mais que l'amour en doit être le principe et la lin.

Premièrement le principe. Car d'oii peut venir ce plaisir qu'on prend à s'entretenir avec Dieu dans l'oraison, à considérer ses perfections, à méditer sur les mystères qu'il a opérés sur la terre, sinon de ce qu'on a beaucoup d'amour pour lui, et que l'on pense volontiers à ce que l'on aime? « Où est notre tr.ésor, là est notre cœur '. » L'amour même de Dieu porte sans cesse l'homme à contempler cette divine beauté qui enflamme son cœur, dit saint Grégoire ; on cherche la solitude, on quitte la conversation des hommes, pour s'entretenir avec Dieu dans l'oraison ; et une marque infaillible qu'on a peu d'amour

I. Ubi enim est thésaurus tuus, ibi est et cor tuuni. Matth. VI, 01. D. Th. -^.î, q. 108.

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