LES MAXl.MKS CLKTAINKS I
|)otii- Dion, osl Idisqu'oii il de rcIoif,mcnicnt pour loraison.
L'amour est aussi la lin cl le fruit de la conlenn)lalioii, parce que l'ànie dans son oraison « Icnanl celui qu'elle cherchait, » goùlant le plaisir qui se trouve dans sa possession, et connaissant toujours de plus en plus sa beauté inlinie, selon la grandeur de la lumière que Dieu hii communique, il est impossible que son amour ne re»;oive de notables accroissements : il se fait ainsi un cercle, de lumière et d'ardeur : l'amour excite l'Ame à contempler Dieu, ou ce qui la conduit à Dieu, et la contenqilation l'enflamme davantage du feu de son amour. C'est alors que, selon l'expression de saint (îrcgoire, l'ame abandonne avec plaisir le soin des choses du monde, pour s'emliraser toujours davantage par l'exercice de l'auiom" ^
La xéritable contemplation ayant donc son principe et sa fin dans la volonté et dans l'amour, son plaisir surpasse tous les plaisirs ; et lorsqu'on ne sent pas que cette flamme s'augmente, c'est un signe assuré d'une contemplation stérile, telle que celle des hérétiques qui méditent sur les mystères de la religion, laquelle ne sert