‹ Traité de la véritable oraison (volume 2)Chapitre 12 sur 164 · I. LES EnUElUS · texte numérisé non relu

I. LES EnUElUS

l au-dessus de la nature humaine, que, par un secours extraordinaire de la grâce, l'homme peut être élevé même après la chute d'Adam, comme il paraît, dit saint Thomas S dans ces contemplai ils, (|ui méritent de recevoir des révélations divines. A plus forte raison cette même grâce fut communiquée à Adam en l'état d'innocence, alors qu'il ne lui manquait rien pour arriver à ime grande sainteté, qu'une fidèle persévérance.

Dieu élève à cette oraison quand il lui plaît, et ceux qu'il lui plait, par une ûiveur singulière. Aussi saint Thomas, partout si exact, n'a point parlé de ce degré d'oraison en traitant de la vie contemplative; mais seulement quand il parle des grâces gratuites, et nommément du don de prophétie ; parce qu'en effet cette oraison, qui est accompagnée quelquefois de ravissements et d'extases, est une grâce gratuite, et plutôt la récompense de la vertu, que son exercice. Toute l'industrie humaine ne peut rien pour l'acquérir : elle n'accompagne pas même toujours la sainteté. ^Maître de ses dons, Dieu communique quelquefois de pareilles grâces à des âmes moins avancées dans les voies de la perfection ; et il ne

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