Tli. i.a. q. ig, art
2. Lcx a*lerna per rationem naturalem dcrivatur lit propria cjus imago, D. Th. i.a, cj. i(), art. 4-
pond : « La lumière de votre visage, Seigneur, est gravée sur nous '. » Comme s'il disait : la lumière de notre raison nous doit montrer le bien, et régler notre volonté, puisqu'elle est une lumière émanée de la lumière divine, et une participation de la loi éternelle.
La raison est donc la règle expresse et certaine de la vertu, quoique ce ne soit jamais sans un secours particulier de la grâce, et sans la dépendance de la foi.
Ainsi la vie de l'homme serait toujours constamment réglée, s'il consultait sa raison. Mais son dérèglement vient de ce qu'il ne la consulte ou ne l'écoute presque jamais, et qu'il se laisse entraîner par la violence de ses passions. « Il n'y a personne qui applique sérieusement son cœur à bien examiner ce que lui suggère son esprit : ce défaut de réflexion et de méditation est la source continuelle de tous les désordres de la vie des hommes^. » Jamais la témérité de l'homme n'irait jusqu'à un tel excès que d'offenser un Dieu toutpuissant, et à mépriser sa loi, s'il était bien persuadé que Dieu récompensera infailliblement sa fidélité d'une gloire éternelle, s'il observe cette
I. Multi dicunt : quis ostcndit nobis liona ? Signatum est super nos lumen vultus tui, Domine. Ps. iv, 7. 9.. ]\emo est ffui recogitet corde. Jerem. xn.