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Augustin n'a pas fait clifficulté d'animer l'ardeur des chrcliens, par l'exemple dos anciens qui, sans le secours de la foi, ont fait des actions aclniirahles. 11 consacre un chapitre entier à prouver que les chrétiens n'ont pas raison de se glorilier, s'ils ont fait quelque chose pour l'anKJurde la patrie t'teriielle, [)uisr[ue les Homains onl fait de si grandes choses pour une gloire humaine, et la pairie de la terre '.
Il est vrai que le drsir d'acquérir de la gloire avait beaucoup de part en toutes ces actions éclatantes. Car dans l'état de corruption où nous sommes, il n'est [»as si difficile de vaincre une passion par une autre passion. Il est plus difficile de la vaincre parle molif d'une véritable vertu. Mais puisqu'ils pouvaient agir quelquefois par le motif d'une vertu morale, et que les Philosophes mêmes ont cru qu'il pouvait y avoir une vertu héroïque, qu'ils ont appelée divine ^ ; pourquoi dans un chrétien la raison, éclairée parla foi et soutenue par la grâce, n'aura-t-elle pas la mémo force ;*
Il semble que Dieu ait voulu, dans ces exemples, faire voir jusqu'où pouvait aller la raison