I. De civil. Dei, lib. \, cap. xvui
•î. \rist. Elhic, lib. VII, cap. i.
humaine. A considérer les choses dans la justice, la nature de l'homme demande, que tout ce qui est dans l'homme obéisse à sa raison. L'empire qu'elle donne doit être si grand, qu'elle puisse renverser tous les obstacles qui s'opposent à la pratique de la vertu. Et en vérité, si elle use de toute sa force, elle se trouvera capable d'entraîner après soi l'appétit : et quoiqu'il se plaigne, quoiqu'il murmure comme un rebelle à l'autorité de sa souveraine, il faut qu'il cède et qu'il obéisse en dépit de lui-même ' . La même parole de Dieu, qui nous avertit que a la chair est faible, » nous apprend que « l'esprit est fort. » Pourquoi donc, dit ïertullien, dans nos fautes et dans nos relâchements, nous excusons-nous sur la faiblesse de la chair, au lieu d'accuser l'esprit qui est le plus fort et le premier coupable ? Pourquoi le plus faible ne cédera-t-il pas au plus fort 1* pourquoi la chair ne se soumcttra-t-elle pas à l'esprit ? qu'est-ce que la raison, qu'une qualité céleste, et une participation de l'esprit de Dieu renfermé dans un corps humain - ?
Tout le mal de l'homme vient donc de ce qu'il ne se sert pas de sa raison ; elle ferait pen-