‹ Traité de la véritable oraison (volume 2)Chapitre 151 sur 164 · II. — LtS MAXIMES CËnTAlNES · texte numérisé non relu

II. — LtS MAXIMES CËnTAlNES

ils inaiciil hosolii drlic luililîrs par un aiilio rcni('(l(> '. »

(]ar. coiimie l'e\[)li(jiic ailleurs le nicnie saint Docteur, que servent tous les préceptes de la loi, loules les exhortations et les réi)rélicn.sions les plus véhénienles des j^rupliètes, si l'on n'a [)as la foice d'ac((iiu[)lir ce ((ue coniuiandenl la loi et les Prophètes ? Ce n'est donc pas la seule loi ou la connaissance cpai justifie, c'est la seule charité, c'est la seule grâce. « Reconnaissons la grâce, qui l'ait que la doctrine nous devient utile ; que si cette grâce vient à nous manquer, la doctrine nous rend plus coupables -. n

Voilà ce qu'on peut dire, proportion gardée, de l'oraison de raisonnement. Toutes les lumières, toutes les considérations, tous les raisonnements sont des remèdes : ils guérissent l'ignorance, qui est le premier défaut de la nature ; mais il ne sert de rien d'avoir l'esprit éclairé, si la volonté est languissante. Ne me dois-je pas imputer ma perte, si, voyant le précipice, je me prive de la force qui m'empêcherait d'y tomber P et ne serai-je pas plus coupable, si je me jette

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