Rom. VIII, 3o
ordre, que la vocation commence d'établir le dessein de Dieu sur un liomme qu'il a prédestiné. Or la vocation n'est autre chose qu'une parole intérieure, que Dieu fait éclater dans l'âme pour la tirer de son assoupissement : ou bien c'est une lumière qui la vient éclairer, car elle no se réveillei'ait jamais, si Dieu ne lui ouvrait les yeux, dit saint Augustin \ C'est ce qu'il éprouva lui-même dans sa conversion, et il s'en explique ainsi : « Vous m'avez appelé, vous avez crié, vous avez percé ma surdité, vous avez jeté des éclairs, vous m'avez ébloui par votre splendeur, et vous avez dissipé mon aveuglement *. »
La considération est donc nécessaire pour l'oraison, et elle doit la commencer. « Toute sa gloire est au dedans d'elle-même, » ou, selon quelques exemplaires grecs, « est dans ses pensées. » Enfin, la foi, qui n'est qu'une connaissance, est le principe de la charité et de l'amour.
Il faut que les affections suivent la considération, et que la connaissance se termine toujours à l'oraison.
Possédant les habitudes de la foi, de l'espé-
I. Non evigilaret, nlsi orlretur lux tua, quaî eum de somno excitarct. D. Aug, in Ps. lxii< 5>, Confrs. lib, X, cap, xxvin