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rancc cl (le la cliarilr, (|iii sdiil les principes des actes surnaturels, nous portons clans nos cœurs les étincelles d'un l'eu céleste, conune il y a des étincelles cachées dans les veines de la pierre. Nous lVa|)|)ons par la considération ou |iar la méditation notre conu' (pielqueiois aussi dur que la |)icrre, pour en faire sortir ces étincelles. Mais lorsque le feu est une lois allumé, et que la volonté est bien émui;, il faut arrêter l'entendement [)our laisser agir la volonté, jusqu'à ce qu'on sente qu'elle commence à se ralentir. Et alors il faut revenir à la méditation ; il iaut frapper une seconde fois la a olontc pour en faire sortir de nouvelles étincelles, et faire succéder ainsi la considération et l'amour *.
Il faut néanmoins que l'amour, qui est la lin de la connaissance, ait la meilleure part dans l'oraison : car la considération, quelque sublime quelle soit, ne saurait nous acquérir un seul degré de mérite, ni nous faire avancer d'un pas dans la vertu ; c'est le privilège de Tamour. Aussi l'on peut appeler l'oraison affective un continuel et vm actuel exercice de l'amour de Dieu. On sait que l'un des plus grands mystères de la religion chrétienne est la mission invisible du Saint-
j. D. Th. I p. (j. 43, art. 3.
VÉRITABLE OR\JSO> I-l()
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Esprit. Toutes les fois qu'une àme l'ail un nouveau progrès en i'amour de Dieu et qu'elle acquiert une nouvelle grâce, et par conséquent, un plus grand mérite, il se fait une nouvelle mission. Ce qui se passa autrefois d'une manière visible et sensible en la descente du Saint-Esprit sur les apôtres, se renouvelle dans cette àme d'une manière invisible : elle reçoit le Saint-Esprit, et avec le Saint-Esprit, toute l'adorable Trinité. Car en recevant la grâce, une âme ne reçoit pas seulement ce don et cette faveur du Saint- Esprit, et de toute la Trinité ; mais elle reçoit aussi la personne du Saint-Esprit et toute la très sainte Trinité elle-même, qui se rend présente clans cette âme pour y habiter comme dans son temple'. Elle reçoit donc la grâce sanctifiante comme un gage de l'aïuour de Dieu, dont elle peut user comme il lui plaît pour s'avancer dans la sainteté ; et ce cj[ui est le comble des faveurs de Dieu, elle reçoit les trois personnes divines, pour en jouir librement, les adorer dans le temple de son cœur, s'entretenir avec elles, et enfin les posséder comme un trésor qui lui est rendu propre, puisque toutes les trois personnes de la Trinité se donnent à elle. Et en vertu de cette dona-