II. I.I.S M.Wnirs CEUTAINF.S
L ànic ici devienl conforme à I )i(Mi |)ar la pràcc : c'est pourcjuoi, pour qu'on puisse dire (ju'une personne divine est envoyée par la grâce, il faut ([u'il y ait quelque ressemblance entre l'àmc et celte personne divine. Et parce que le Saint-Esprit est dans la Trinité, l'amour personnel, l'àmc en recevant la charité est rendue semblable au Saint Esprit ; et toutes les fois qu'elle augmente en charité, elle reçoit de nouveau le Saint-Esprit et par conséquent le Fils qui le produit. De sorte que le Verbe étant une connaissance avec amour, il ne se fait point de mission du Fils, que lorsque la connaissance se termine en amour '.
On peut donc considérer l'exercice actuel de l'amour dans l'oraison, conmie une effusion du Saint-Esprit sur l'àme. Car peut-on douter que ces ardeurs que l'àme conçoit, ne soient des llammes que répand dans son cœur le Saint-Esprit? et en répandant ses flammes, il se communique lui-même. Ainsi l'àme qui sent que ce feu sacré est allumé, peut dire, que les ardeurs qu'elle éprouve, sont une faveur du Saint-Esprit, les gages de son amour^ les marques de sa présence, et les liens sacrés qui l'attachent à son cœur ; en un mot, qu'elle l'a, qu'elle le tient.