‹ Traité de la véritable oraison (volume 2)Chapitre 159 sur 164 · I. D. Tli. I p. q. /»3, art. 5, ad · texte numérisé non relu

I. D. Tli. I p. q. /»3, art. 5, ad

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qu'elle le possède, et qu'il se donne à elle., afin qu'elle en jouisse àloisir et avec liberté, et qu'elle commence sur la terre à participer au bonheur dont elle attend la plénitude dans le ciel.

Ce n'est pas que nous puissions jamais être assurés que les mouvements intérieurs que nous sentons, soient des opérations du Saint-Esprit. 11 opère, comme il lui plaît, et selon la parole de l'Evangile, « vous entendez sa voix, et vous ne savez d'oià il vient, ni où il va. » « Souvent, dit saint Grégoire, nous croyons aimer ce que nous n'aimons pas, et nous ne croyons pas aimer ce que nous aimons. » Il n'est rien de plus difficile que de se connaître soi-même : le cœur de rhonune est impénétrable, il a des replis et des détours dont on ne peut jamais trouver l'issue. Nous ne connaissons pas le principe des mouvements que nous sentons dans nos cœurs ; nous croyons que la grâce les produit, et ce ne sont quelquefois que les effets de la nature. Mais nous parlons ici en général ; le principe que nous avons établi est très assuré, et il est fondé sur l'Ecriture. La charité est le principe du mérite. Toutes les fois qu'une àme produit des actes fervents d'un véritable amour de Dieu, sa grâce s'augmente, et l'âme reçoit d'une manière particulière le Saint-Esprit. Ainsi pendant tout le

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