I.l'.S KIUIEIUS
à deux mains, pour l'arivler et pour l'aballre ù la présence de Dieu, des veux duquel il semble vouloii Cuir i' Combien de fois en sont-elles réduites à cliercber leur foi, leur espérance et leur amour cl toutes les autres vertus qui semblent s'être cachées dans le fond du cœur, sans qu'il leur en jiaraisse aucune marque sensible P
Mais, laissant à part les aridités inévitables, il est certain que les âmes les plus saintes ne peuvent se soutenir longtemps dans un degré sublime de contemplation, cl qu'il est nécessaire qu'elles reprennent souvent l'exercice ordinaire de leur raison. Saint Thomas en donne une excellente oraison : c'est que, dit il, une action arrivée à son dernier terme, ne peut durer longtemps ; et quand on a fait le dernier effort dont on était capable, on ne saurait le continuer sans se relâcher. Or c'est le dernier effort de la contemplation, d'être parvenu à cette uniformité de connaissance, où Dieu peut élever l'âme en cette vie : la faiblesse de la nature succombe bientôt quand elle est dans cet état violent ' . Il se fait, dit encore Tangélique Docteur, après saint Grégoire, un combat entre l'attrait de Dieu et la faiblesse de l'homme. « L'âme qui contemple, exci-