I. D. Th. 2.2, q. i8o, art
a. D, Th. 2.2, q. 180. art. 8, ex. S. August. Conjess. lib. X, cap. XL.
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temps considérable l'opération divine, si Dieu même ne la tempérait.
Quand Dieu laisse l'àmc à elle-même, elle doit donc se servir de son industrie, et reprendre sa manière ordinaire de faire l'oraison. Lorsqu'un vaisseau est en mer, et que le vent ne le pousse plus, il faut que les matelots le fassent avancer à force de ramer. Quand la pluie ne tombe pas dans le jardin, dit sainte ïcrèse, il faut que le jardinier v supplée par son industrie, qu'il l'arrose lui-même, et qu'il lui en coûte du travail.
Bienbeurcu.v celui, dit un grand contemplatif ' , à qui l'on fait la faveur de le laisser même un peu de temps en ce suprême degré. C'est dans cet heureux moment, poursuit-il, que l'ame expérimente sensiblement combien le Seigneur est doux ; et qu'avec les apôtres favoris elle voit la gloire de Jésus-Christ sur la Montagne. Mais que cette ame ne l'oublie pas, quand elle n'a plus la force de se soutenir dans ce degré, elle doit descendre à l'un des trois autres, par lesquels elle était lîiontée ; et cela doucement, et par ordre, s'arrêtant tantôt sur l'un, et tantôt sur l'autre.
Voyez, dit saint Thomas, en suivant la pensée