I. LES EHUEURS ^J
sculemciit. ou pour en parler aux autres, ou pour s'en onlrclenir dans l'oraison. I']l c'est par ce principe que nous prouverons plus loin, que la \(''ritable contemplation ne demande pas tant de raisonnenienl, mais beaucoup d'amour; c'est un amour ardent qui est son principe, puisqu'on ne se rassasie jamais de considérer vm objet que l'on aime beaucoup.
(( Bien que la vie contemplative, dit saint Thomas, consiste dans l'entendement, elle a son principe dans la volonté, en tant qu'un homme est excité par l'amour de Dieu à le contempler. Et parce que la fin répond au principe, la vérit<ible contemplation a aussi son terme dans l'affection de la volonté ; car la vue de l'objet aimé donne du plaisir, et ce plaisir ensuite en augmente l'amour ; ce qui fait dire à saint Grégoire, que lorsqu'on voit celui qu'on aime, on s'enllamme davantage dans son amour. Et c'est là la dernière perfection de la -vie contemplative, non seulement d'apercevoir les vérités divines, mais de les aimer '. »
Il se fait ainsi dans la contemplation un heureux cercle de connaissance et d'amour ; mais le point où commence et finit le cercle, est l'amour.