‹ Traité de la véritable oraison (volume 2)Chapitre 37 sur 164 · CHAPITRE VlU · texte numérisé non relu

CHAPITRE VlU

SIXIÈME ERREUR : QUE DANS l'oRAISON, LES PUIS- SANCES DE l'aME PEUAEïNT ETRE PRIVEES DÉ LEURS OPÉRATIONS

Ce serait l'état le plus imparfait où l'àme pût être réduite.

C'est encore une erreur déplorable, de se figurer que, dans l'oraison, les puissances supérieures de l'àme doivent ou puissent être privées de leurs opérations. C'est néanmoins le fondement principal, sur lequel on voudrait établir l'oraison d'une fausse quiétude, et d'une véritable oisiveté. On veut que dans une parfaite oraison, l'àme n'agisse plus, et qu'elle ne fasse que recevoir les divines communications ; expliquant mal ce que saint Den) s a dit de Hierothé, qu'il avait appris les choses divines, patiens dlvijia, par l'expérience qu'il en avait faite. Nous expliquerons ce que saint Denys et les autres Pères nous ont laissé sur cette matière ; il suffit de remarquer ici qu'il est impossible que dans la contemplation ni

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