I. LES EUREURS ^'J
Ycraine félicité. Ils possèdent Dieu, et non pas une idée de Dieu. Toute la Divinité comme vérité, remplit toul leur enlendement ; et comme bonté elle r(Mn[)lit toute leur volonté : de telle sorte qu'un bienheureux est rendu tout divin par la plénitude de la Divinité, selon cette admirable expression de saint Paul : Ut implcaniini in oninem pleniiudinem Del \ Comme l'air, proportion g-ardée, est rendu tout lumineux et devient presque lumière par la communication de la lumière qui le pénètre.
Mais de tous les objets créés, il n'y en a pas un, si excellent soit-il, qui se puisse unir à notre entendement d'une autre manière que par son image et par son idée ; et lorsque Dieu ne se fait pas voir à l'homme par lui-même, nous ne pouvons le connaître que par les espèces et les images qui le représentent. C'est aussi par des espèces que nous nous représentons les anges elles choses spirituelles. La philosophie appelle ces espèces phantasmata : parce que ce sont des représentations que nous formons dans cette faculté de l'àme, que l'on appeWe fantaisie ou imagination.
Il en est de la contemplation comme de toutes les autres connaissances. « La contemplation,