‹ Traité de la véritable oraison (volume 2)Chapitre 46 sur 164 · De vcritale, q. i8, art · texte numérisé non relu

De vcritale, q. i8, art

3. S. Dionys. Ca'lcst. hierar., cap. i. D. Tliom. ibidem; et 2.2, q. i7'i, art. 2.

pratiquer la vertu ; la volonté ne pouvant se porter à aucun objet, s'il ne lui est proposé par l'entendement.

Toutefois pour ne pas tomber dans une autre extrémité, il faut être averti, qu'il n'est pas nécessaire d'avoir une grande multitude d'idées : il suffit d'avoir une connaissance très simple. Par exemple, au commencement de son oraison, on se représente Dieu comme présent, ou bien on fait réflexion, qu'on est soi-même en la présence de Dieu ; ce qui aide beaucoup à se recueillir promptement. En effet, toutes les fois qu'une âme veut rentrer en ellemême, elle trouve Dieu au milieu de son cœur, où il l'attend pour lui donner occasion de s'entretenir familièrement avec lui. « Dieu est une sphère intelligible, dont le centre est partout, et la circonférence nulle part, parce qu'elle est sans bornes *. » On trouve Dieu partout, parce qu'il occupe tout par son immensité, et l'àme porte toujours en elle-même ce bienheureux centre pour s'y reposer quand elle veut. Aussi toutes les fois que nous détournons les yeux des objets qui nous environnent, il semble que la nature même nous représente ce souverain objet. L'àme par sa

î. D. Th. De vcritato, q. g, ort. 3.

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