I. LES ERREURS b
naissance, colle inclination vionl du Innd do leur nature ; dans les animaux, elle vient d'une connaissance iniparlailc qui leur est naturelle ; dans l'homme, elle procède d'une connaissance parfaite. Et [)arce que les effets portent rim[)ression de leur principe, la connaissance de l'IionuTie n'est pas seulement d'im bien sensible, comme celle des animaux, mais encore d'un bien spirituel et divin. C'est pourquoi la volonté éclairée par l'entendement se porte à ce bien universel purement intelligible, qui est Dieu. Le même ordre qui est entre les facultés existe aussi entre leurs actes, et comme l'entendement précède la volonté, la connaissance dans l'exercice précède l'amour.
Ce principe n'est pas seulement vrai dans l'ordre de la nature, il l'est en Dieu même, et c'est par ce principe que saint Augustin, saint Thomas et toute la Théologie expliquent le mystère de la Trinité, autant qu'il est possible à l'esprit humain *. Nous adorons en Dieu deux processions éternelles: la première est celle du \erbe. qui procède par la connaissance du Père ; la seconde est celle du Saint-Esprit, l'amour incréé, qui procède du Père et du Verbe, parce qu'il est im-