‹ Traité de la véritable oraison (volume 2)Chapitre 51 sur 164 · I. D. Th. Contra Gentes, lib. III, cap. xxxviii · texte numérisé non relu

I. D. Th. Contra Gentes, lib. III, cap. xxxviii

I, LES EUREURS r»9

momo, [)iilsqnc ronUMuloinoiil ne lui montrant aucun ohjol, elle ne saurait de quel cùté se tourner, et elle serait portée d'un objet à l'autre d'une manière purement passive, sans agir de sa part, ce qui est une erreur nianifesle.

Dieu donc, qui, selon les lois de sa providence, conserve les choses et les perfectionne sans les détruire, éclaire l'esprit en même temps qu'il meut et (ju'il touclie la volonté.

Voici un exemple de saint Thomas', qui fait voir les dilTérents états d'une Ame dans la contenqilation et les impressions dilVérentes que Dieu fait sur elle, selon les diverses vues qu'il lui communique. Il n'est pas, néanmoins, nécessaire qu'on entre dans de grands raisonnements, il suffira qu'on ait une simple vue, qui fait plus ou moins d'impression sur le cœur, selon qu'elle est plus ou moins vive et distincte.

Lorsque Dieu se fait connaître à l'âme comme un maître sévère, qui lui met devant les yeux ses infidélités et les lui reproche, l'âme entre dans ime étrange confusion d'elle-même, et elle s'abandonne à la rigueur de la justice divine pour souffrir tous les châtiments que Dieu voudra. Lui apparaît-il comme un juge irrité, lui montrant les

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