‹ Traité de la véritable oraison (volume 2)Chapitre 53 sur 164 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

:>fEUVlÈME ERREUR : VOULOIR CONDAM?<EU TOUT CE QUI EST SENSIBLE, QUOIQu'iL >'OUS PUISSE CON- DUIRE A DIEU

L'homme, sujet au cliangemcnt, a besoin de plusieurs o])jets diirércnts. Usage des images très utile.

J'avoue que dans une oraison extraordinaire telle que nous l'avons représentée au commencement de cet ouvrage, l'àme peut être élevée audessus de tous les objets sensibles, et qu'elle connaît alors les choses divines d'une manière purement intellectuelle; mais il est impossible que l'âme se trouve toujours dans cet état. C'est le sommet de l'oraison oi^i les âmes ne peuvent arriver qu'après avoir beaucoup marché ; et celles qui y sont arrivées ne peuvent s'y tenir toujours : soit parce qu'une action ne saurait durer longtemps, lorsqu'elle est faite auplushaut point desa perfection ; soit parce que la condition del'homme ne lui permet pas de demeurer toujours dans

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