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Toutes CCS pratiques sont sensibles ; et oser en Manier l'usage, c'est vouloir détruire tous les exercices des vertus chrétiennes.
l ne oraison qui se passe tout entière dans la consitlération de Dieu seul en lui-même est très sainte, accompagnée de l'attention et de l'ardeur que demande cet objet inefl'able de notre amour; maison peut aussi s'exercer très utilement dans la considération des objets qui nous peuvent conduire à lui. La considération de Dieu en Ini-mome est, pour ainsi dire, le sommet de l'oraison ordinaire ; et quand on ne peut pas s'y soutenir, ou qu'on n'y sent pas assez d'ardeur, il faut descendre un ou deux degrés plus bas, où l'on peut trouver un appui : considérer l'iiumanité sainte de Jésus-Christ, les exemples qu'il nous a montrés, les bienfaits dont il nous a prévenus, et tout ce qui nous peut toucher davantage dans le cours de sa vie et dans sa mort.
Un prince se voit avec plaisir entouré de ses courtisans, qui l'écoutcnt avec respect lorsqu'il parle ou qui regardent avec complaisance son port, sa bonne grâce, la majesté de son Iront et toutes les qualités de sa personne ; mais il ne trouve pas mauvais, qu'après avoir été quelque lenips en sa présence et lui avoir rendu leurs respects, ils s'arrêtent aux galeries, où l'on voit
les tableaux représentant les victoires qu'il a remportées sur ses ennemis, les bienfaits dont il a comblé ses sujets, les marques éclatantes qu'il a données ou de sa clémence ou de sa justice ; et il se fait souvent un ])laisir lui-même de les leur montrer.
Qui ne s'estimerait heureux si sa méditation approchait des méditations de David ? Or combien n'a-t-il pas fait de psaumes, et même fort longs, pour s'exciter à aimer Dieu, employant très souvent la considération des créatures P Combien de fois rappelait-il dans son souvenir les effets de la justice de Dieu ou de sa bonté P Ou pour mieux dire, combien de fois le Saint-Esprit, auteur des divines Ecritures, rappelait-il dans la mémoire de David tous ces témoignages authentiques de la puissance de Dieu, de sa bonté, de sa justice, de sa miséricorde, de sa magnificence, pour lui faire mieux connaître, dans ces effets sensibles, tous ses divins attributs, qu'il n'eût jamais pu si bien connaître, en les considérant simplement en eux-mêmes ?
Enfin tout se doit régler d'après l'ardeur que l'on ressent dans son oraison, et par les fruits qu'on en retire. Il vaut bien mieux, par exemple, considérer les grâces qu'on a reçues de Dieu, lorsqu'on sent qu'une pareille considération nous
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oiilliimnir cl (|u'('ll(>. nous rcmplil de forro, pour nous oxorc'or clans les occasions en toutes sortes de vertus ; que de s'obstiner dans une contemplation en la présence de Dieu, pour le considérer en lui-même d'mie manière languissante et morte, qui uous laisse dans toutes nos faiblesses, et ne nous rend pas même capables de pratiquer les actes des vertus cbréticnnes.