‹ Traité de la véritable oraison (volume 2)Chapitre 59 sur 164 · DIXIÈME EUUEUR : INDIFFÉRENCE OU MÉPRIS DE L\ PRIÈRE A'OCALE · texte numérisé non relu

DIXIÈME EUUEUR : INDIFFÉRENCE OU MÉPRIS DE L\ PRIÈRE A'OCALE

La priùrc vocale est nécessaire pour exciter la dévotion. Un propliète s'en sert pour attirer Tcspoir de prophétie. Saint Augustin fort touché par le chant de l'Eglise. Elle est quelquefois l'effet d'une fervente oraison.

Il était assez naturel que ceux qui ne veulent rien de sensible, et dont toute l'oraison consiste en ce seul acte de foi, par lequel on considère Dieu présent, en vinssent à négliger ou à mépriser la prière vocale. Ils se sont persuadés qu'elle nuisait à l'oraison, parce qu'elle ôte, disent-ils, l'attention intérieure qu'on doit avoir à Dieu dans la méditation.

Cette erreur fut condamnée dans le concile de Vienne. Pour la détruire, il faut voir ce que dit saint Thomas, quand il demande : « Si la

Page 1