I. LES I-RUEUnS
[)n('>rc doll être vocale', n Nous laissons à |)iut ce qu'il ol)serve delà pririe publique, qui, se ("ais\nl au n(^ni du peu[)l(% doil urcessaircnncnt èli'c Nocale. afin quele peuple puisse s'unir d'esjuit el decirur aux minisires de l'Eglise; il n'est ici qucsiidn que des prières vocales que chacun a la liberté de choisir. Il est vrai, dit saint Thomas, (fu'il n'est pas d'une nécessité absolue que la prière soit vocale, puisque l'essentiel de la prière est l'expression de son désir, et Dieu le voit dans le cœur de l'homme, lors même qu'il est dans le silence ; mais il est très utile, ajoute-t-il^ de joindre la voix à ce désir intérieur, et de la rendre sensible, cela pour plusieurs raisons. « La première est afin d'exciter la dévotion intérieure qui élève l'esprit à Dieu. Car les choses sensibles font naturellement impression sur l'imagination, l'occupent et l'attachent, et en même temps elles émeuvent les affections du ca^ur, parce que l'imagination meut immédiatement lappétit sensitif qui est le siège des afTections ; et les affections étant une fois excitées, nous sentons une grande facilité à tenir notre esprit recueilli et attaché à l'objet auquel elles se portent ; souvent même nous avons de la peine à l'en détacher. Ce qui se