Ilymno dicto. Matlh. xxvi, 3o
8o DE LA VÉRITA15LE ORAISON
Tout ce que nous avons reçu de Dieu doit être employé pour rendre à Dieu un suprême culte de latrie. Nous en avons reçu les biens de l'esprit, les biens du corps et les biens extérieurs ; nous les lui devons tous olTrir et les consacrer à sa gloire. Nous lui offrons les biens spirituels parla méditation et par les actes intérieurs des vertus ; nous lui offrons les biens du cor])s par les génuflexions, les prostrations et les prières vocales ; et nous lui offrons les biens extérieurs par les oblations et les sacrifices, et par tout ce qui peut servir à l'ornement des autels '.
Outre toutes les raisons que nous venons d'expliquer pour appuyer l'usage de la prière vocale, saint Thomas en apporte encore une excellente, qui peut nous faire douter avec justice, si les contemplatifs, n'admettant rien de sensible, ont jamais fait une bonne méditation, u Lorsque, ditil, la dévotion est une fois allumée dans le cœur, la voix suit tout naturellement cette disposition ; parce que le mouvement des puissances supérieures de l'àme, s'il est véhément, rejaillit sur les puissances inférieures, et alors le cœur se répand par des larmes, par des soupirs, par de saints transports, et par des voix qui sortent