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d elles-ni»*nies, sans qu'on fosse aucune rélle\ion '. t)
Saint Rernard, ilans l'exposition du Cantique lies cantiques, remarque que l'on trouve beaucoup d'expressions coupées et suspendues, dans lesquelles 11 n'y a ni suite, ni liaison, parce que cp n'est pas la raison, mais le cœur qui les produit. (( Toutes les affections, dit-il, ont leurs \oix qui les l'ont éclater, lors même qu'on ne le A (.nuirait pas ; ainsi l'amour divin, quand il est véhément et enflammé et qu'il ne peut se contenir en lui-même, ne regarde pas avec quel ordre, quelle règle et quelle suite de paroles il déborde; il lui suffit de s'expliquer. Quelquefois il n'a ni paroles, ni voix ; et il se contente de pousser quelques soupirs -. »
Sainte Térèse, qui s'est expliquée d'une manière si sublime, et néanmoins si exacte des degrés de l'oraison, avoue avoir éprouvé quelquelois la véhémence de ces saints transports : elle dit, qu'écrivant du troisième degré de l'oraison. Dieu l'avait fait entrer dans l'état qu'elle décrivait'. Et certainement quand on considère avec quelle ardeur elle s'énonce sur ces matières, on
I. la 4 Sent. dist. lô, q. 4. art. 2. a. In Gant , serui. lxvii.