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an ronlraii'O, la sc'diiiscnl cl, IVinporlciil sur \os ohjols (jiii loiir soiil plus |)n»])()rlionnrs. L'iniaginalion poursuit los objets a^i'cablcs que la raison défend, et elle fui! les objets fâcheux que la raison conunande d'cMubrasser '. Il la faut reuq)lir des idées de la prière vocale, et se préj)arer, de cette sorte, à la médilalicMi, et mémo s'y soutenir selon son besoin, évilanl également la néi,diyence et l'exagération.
l{é|)élons encore, avec saint Thomas, tous les biens que l'on tire de la prière vocale, quand clic est jointe au désir intérieur, i" On s'excite soi-même, et on prie avec plus de dévotion. a" On conserve et on continue mieux sf>n attention, et l'on empêche l'esprit et l'imagination de s'égarer. 3" Quelquefois, même, elle est un fruit de la méditation, et elle éclate par un excès do ferveur, de joie et de dévotion intérieure. « Mon cœur se réjouit, et ma voix chante de joie, » disait David -.
Au reste, les oraisons jaculatoires sont propres en tous les temps et en toutes les occasions : elles sont bonnes au commencement, dans la suite et à la fin de l'oraison, parce qu'étant courtes et
I. D. Tli. I p. ([. 87, art. 3, ntl. r>.. 3. Lirtatum est cor nicum, et cxullavit lingna moa. Ps. XT. 9. D. Tll. 2.2, q. 85.
Sf\ DE LA A'KUITABLE OUATSON
pleines de feu, elles n'interrompent point le cours de la dévotion intérieure, et servent même à la fortifier et à l'enflammer. Il y en a un grand nombre dans l'Ecriture. Ce sont ces oraisons dont se servaient les solitaires de l'Egypte, au rapport de saint Augustin, connue de traits enflammés pour conserver l'ardeur qu'ils avaient conçue dans la méditation ; car il est nécessaire d'apporter quelcpie soin, de peur que ce qui commence à s'attiédir ne se refroidisse tout à fait et ne finisse par s'éteindre entièrement, si le feu n'y est souvent rallumé ^
Tous ceux qui font profession de vertu et qui travaillent à se sanctifier doivent recueillir un certain nombre de ces oraisons et se les rendre familières. Il y en a pour tous les états où l'àme se peut trouver ; les Psaumes et le Cantique des cantiques en sont remplis. L'expérience fait voir qu'il n'y a rien qui serve plus à recueillir l'esprit et à enflammer le cœur ; parce que les paroles renferment nos désirs et nous avertissent de ce que nous devons demander.