I. LKS EHUKURS Ç
soil |),ir lii contcmplalidii tir riimnniiih'. I,;i pjiilio sii|)rii(Mirc {\c \'\nm\inr so it'pai'c cl se |iorlcclionnc par la conlcnn)lalion de la tliviiiilé ; et la partie inférieure par la contemplation de riiimianilé. Car Dieu s'est liiit homme pour béatifier en lui-même riiommc tout entier, et afin (jue toul l'homme se tournât vers lui seul, et que tout son amour fut en lui seul : lorsqu'il verrait Dieu en la chair par les sens de la chair, et en sa divinité par la contemplation de l'esprit. Or, tout le bien de l'homme, soit qu'il entrât, soit qu'il sortît, consistait à trouver dans son auteur tous les pâturages qui lui étaient nécessaires, tant pour l'intérieur que pour l'extérieur. Et il les trouve en riTommc-Dicu ; il trouve sortant au dehors une nourriture sensible dans la chair du Sauveur, et rentrant au dedans, il en trouve une spirituelle dans la divinité de son Créateur K »
J'avoue bien que les âmes les plus imparfoiles trouvent en Jésus-Christ et dans tous les mystères de sa vie et de sa mort de quoi s'occuper saintement et de quoi se piu'ifier pour s'avancer dans les voies de la vertu : mais je soutiens que les âmes les plus saintes y trouvent encore mieux tout ce qui est nécessaire pour parvenir à imc