‹ Traité de la véritable oraison (volume 2)Chapitre 87 sur 164 · CHAPITRE XVII Troisikme skns. Daiss i/oraison l'ami: kst dans · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII Troisikme skns. Daiss i/oraison l'ami: kst dans

I.K nKPOS, PARCE Qi'eI.LE m'a PAS l'IVE SI (;rAM)E Ml t.TITUDE DE PENSEES

La connaissance, nccossairn dans l'oraison, |)oiir oxcilcr la volonlé.

En quelque sens que les Pères et les auteurs spirituels aient entendu parler de l'oraison de repos, ils n'ont jamais cru ni avancé que la volonté doit être sans action et sans mouvement vers Dieu pendant l'oraison. Car si la volonté n'agit pas, il faut qu'elle soit sans amour et sans mérite ; cet état de suspension et d'oisiveté est entièrement opposé à l'état des Bienheureux.

Ce n'est donc pas la volonté qui doit être en re[)0s, mais l'entendement, et c'est le troisième sens selon lequel on a parlé de cette oraison. Non (|u'on doive priver l'entendement de toute opération, mais on recommande seulement d'éviter la multitude des raisonnements, la contention d'esprit à les pousser et à les approfondir dans

l'oraison. Les grands raisonnements empêchent les alTeclions, parce que les forces de l'âme étant limitées, elle ne peut pas fournir également aux opérations de toutes ses puissances V Une trop forte application de l'entendement diminue ou éteint le feu de la A'olonté, et pendant que l'entendement s'entretient dans ses spéculations, la A'olonté languit dans la sécheresse.

Lors donc qu'on a suffisamment médité sur un sujet, il faut arrêter l'activité de l'esprit et donner à la volonté liherté de ])roduire ses actes, parce que tout le mérite de l'oraison vient des actes de la volonté.

Saint Denys explique les qualités de la contemplation, sous la figure du mouvement circulaire. Ce mouvement, en effet, étant le plus parfait de tous, joignant le principe à la fin et demeurant toujours égal est l'image d'une parfaite contemplation, où toutes les puissances se trouvant réunies entr'elles et unies à Dieu, tout est dans une entière uniformité.

Or pour arriver à cette entière uniformité, le saint Docteur indique trois moyens. « Le premier est, que l'âme se retire des choses extérieures pour rentrer en elle-même ; » c'est là le

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