‹ Traité de la véritable oraison (volume 2)Chapitre 90 sur 164 · De divinis .\oiniiHbus, cap. i. D. Th. Iccl · texte numérisé non relu

De divinis .\oiniiHbus, cap. i. D. Th. Iccl

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union en la personne du divin liierothce. Marquant les degrés par lesquels il s'élait élevé à cette sublime connaissance, qu'il avait des mystères de la religion, et des grandeurs de Jésus- Christ, il en dislingue trois. Il les avait pu apprendre, dit-il, premièrement, des saints théologiens, c'est-à-dire des apôtres, avec lesquels il avait pu avoir quelque communication.

En second lieu, par la lecture de l'Ecriture sainte, et par l'étude qu'il en avait faite. Il appelle cette étude un combat et une lutte ; ce qui marque la profondeur de sa méditation sur l'Ecriture. Car il semble qu'on lutti^ avec une difficulté, lorsqu'on s'efforce de la vaincre. Et il ajoute que Ilierothée méditait, non seulement en luttant, mais en rompant et brisant, pour ainsi dire, tout ce qu'il lisait et tout ce qu'il méditait ; car ce qui est brisé est divisé jusqu'aux plus menues parties. Ainsi, s'étant rempli de ces divines vérités, par la vive voix des apôtres, par la lecture des Ecritures et par une étude profonde, il lui était facile, lorsqu'il venait à l'oraison, de les considérer suffisamment, et puis de s'enflammer à l'amour de Dieu après un simple regard. De là nous pouvons apprendre le respect et l'estime que nous devons avoir pour l'Ecriture, et avec quel soin nous la devons méditer, parce qu'il

LES I-llHEl'US

UN a point do sim[)los paroles (|ui ne icnlcrnicnt clo ju'oinndes vérités. Aussi, ^(,)t^e--Seigneu^ disail-il aux Juifs : a Sondez les Kcrilurcs '. n 11 ne les ren\ovail j)as à la simple lecture, il tlcniandail d'eux inie très exacte reclierclic, paire que les vérités qu'elle contient ne sont pas toutes dans la superficie de la lettre; il y en a souvent ([ui sont cachées sous l'écorcc, comme les grands trésors sous la terre.

I"]nlin. la plus douce et la plus parfaite manière par laquelle Ilierotliéc avait appris les grandeurs de Dieu était l'inspiration divine, a[)prenant et goûtant tout ensend)lc les choses célestes ; et ainsi comprenant, par une espèce de sympathie, que l'amour opérait en lui des vérités qui ne j)euvent être enseignées. Car l'amour nous unit avec Dieu pour n'être quun même esprit avec lui : et cet esprit de Dieu, qui connaît les secrets qui sont en Dieu, nous enseigne en nous enflammant -.

I, Scrulamini Scriptiira?. .loan. v, 89. S. Joan. Clirysost. in calcna apud D. tlioiuam.

a. Sivc ex quadain dhininre iiisplralionc non suluni discons, scd cliain palicns dlvina, ot ex compassiono ad ipsa, si ita oporlet dicore, ad indoribilciu ot nnsticam eorum pcrfeclus est unioncm cl lidcni. ILtc compassio sivc connaturalitas fît pcr carilatcni quœ unit nos Dco,

128 DE LA VKIUTABLE OKAISOX

Il est vrai qu'on peut connaître Dieu par affirmation, par négation, par éniinence \ Par affirmation, d'autant que tout ce qu'il y a d'excellent dans les créatures se trouve en Dieu, la sagesse, la bonté, la puissance, la sainteté, etc. Par négation, en retranchant de Dieu tout ce que les créatures ont d'imperfection, comme nous disons, qu'il est immuable, parce qu'il n'est jDoint sujet au changement, qu'il est immense, parce qu'il ne peut être renfermé dans aucun lieu, infini, parce qu'aucune de ses perfections nest bornée, comme celles des créatures. Enfin, nous connaissons Dieu par éminence, en confessant que tout ce qu'il y a de bon dans les créatures est en Dieu d'une manière plus éminente et plus parfaite, comme le rayon dans le soleil, le ruisseau dans sa source, et la chaleur dans le feu.

Mais, outre ces trois manières de connaître Dieu, par lesquelles on peut. agréablement méditer sur toutes ses perfections, saint Denys en ajoute une quatrième; c'est de le connaître par ignorance, et par l'union que nous avons avec

secundum illiid, I Cor. G, Qui adlitcret Dco, iinus Spiritus est. D. Th. o.iî, q. 45, art. 3.

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