‹ Traité de la véritable oraison (volume 2)Chapitre 93 sur 164 · CHAPITRE XVIIl · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIIl

QUE G EST L>E ERREUR DE SE VOULOIR RENDRE INDIFFÉRENT POUR LA PRATIQUE DES VERTUS, ET POUR LA POSSESSION DE DIEU

Il n'y a point d'erreur qui ne soit mêlée avec quelque vérité. L'entendement a le même rapport à la vérité, que la volonté à la bonté. Or, il est impossible de trouver un mal entièrement mal, il ne pourrait pas se soutenir par lui-même. De même a il n'est pas possible, dit saint Thomas, de trouver une connaissance entièrement fausse, et sans un mélange de vérité. Le démon même couvre toujours de quelque vérité les erreurs qu'il veut enseigner, et l'entendement est séduit par l'apparence du vrai, comme la volonté est séduite par l'apparence du bien. L'esprit d'erreur, dit saint Chrysostôme, a permission de dire quelque vérité, et il en use pour mieux faire recevoir le mensonge '. »

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