‹ Traité de la véritable oraison (volume 2)Chapitre 97 sur 164 · I. IJ,S KIlUliUHS I 'H · texte numérisé non relu

I. IJ,S KIlUliUHS I 'H

clans son rn<ur, cl qui ne lui laisscnl lioiiNcr aucun re[)os dans les créalures, lui font assez connaître qu'il est destiné à une iin plus élevée, et que Dieu seul est le centre où il se doit reposer.

Celte inclination est de toutes les inclinalions de riionunc la plus violente, parce qu'elle est l'amour de la dernière fin, et l'amour de la fin est le plus violent de tous les amours. Dans tous les arls que l'on embrasse, dit saint Thomas, l'appétit de la lin n'a ni bornes ni mesures, parce qu'il est lui-même la mesure de tout le reste. Comme nous \ oyons, ajoute-l-il. (|u un médecin ne met point de bornes à son désir de donner la santé, et que sil pouvait, il voudrait la rendre inaltérable \

Mais de plus cette inclination ne se peut jamais perdre, parce (|u'ellc nous est imprimée par l'auteur de la nature ; et qu'elle est la première de toutes les inclinations, celle qui les conduit et les emploie toutes. Car tout ce que l'homme fait et tout ce qu'il désire ne procède que du désir qu'il a de la dernière fin, du souverain bien et de la béatitude -,

Or, cette inclination intime n'est pas une in-

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