Luc. XVI
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accomplir la xnlniitc de Dieu, l'ai- cm mplc. voiro. état vous oblige d'éliKlicr, et vous soiilc/, du plaisir dans cette action; mortiliez-vous en olVrant voire étude à Dieu, et étudiant parce que Dieu le ncuI. et non pas à cause du plaisir que nous v trouvez. Vous sentez un grand [)laisir d'aller à l'oraison, de servir les malades, de communier, etc. ; faites tout cela parce (pie Dieu le demande de vous, et non pas à cause du plaisir, liorscjue Dieu retirera les consolations sensibles que \ous y trouvez, soyez y aussi fidèle qu'aujiaraAant. ])our accomplir toujours sa \olonté.
Cette manière de se m<trti(ier est un exercice continuel de l'amour de Dieu, et de la conformité à sa sainte \olonté.
Cinquièmement, mortiliez-vous dans les choses que vous demandez à Dieu. Par exemple, lorsque vous êtes malade ou affligé, vous pouvez désirer et demander à Dieu votre santé et votre soulagement ; lorsque vous êtes tenté, vous de\ez demander à Dieu qu'il aous fortifie, et qu'il ne permette pas que vous succombiez à la tentation ; " vous pouvez aussi et vous devez désirer et demander à Dieu de vous corriger de vos imperfections, de pratiquer les vertus, et de faire votre salut, ainsi que Jésus-Christ nous l'enseigne : mais xous devez bannir de vos désirs et de vos
demandes, l'impatience, qui est un défaut contraire à la véritable piété. Demandez avec humilité, cherchez avec confiance, et frappez avec persévérance ; mais en suite attendez aATC patience et avec soumission '.
Une autre manière très solide de pratiquer la mortification, c'est de mortifier toutes les puissances de l'àme, les passions, et les sens.
1° Mortifier l'entendement ou l'esprit . — Evitez les pensées inutiles, qui font perdre lieaucoup de temps, et qui sont souvent une occasion d'en avoir de mauvaises. Occupez toujours votre esprit de bonnes choses. Laissez votre étude et votre lecture, aussitôt que vos obligations vous appellent ailleurs. Ne soyez pas trop attaché à ^otl•e propre jugement. Soumettez vos lumières à celles de ^os supérieurs, et sou\ent à celles de A os égaux. Ne vous pressez pas de dire votre sentiment, proposez-le avec beaucoup de modestie et de douceur, et ne le soutenez pas avec trop de feu et de chaleur, encore moins a^ec opiniâtreté, entêtement et emportement.
2" Mortifier la volonté ou le cœur. — Accoutumez-vous à ne point faire votre propre volonté. Faites en tout la volonté de Dieu par amour, et
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