‹ Traité de la véritable oraisonChapitre 109 sur 129 · I. Eccli. XXX · texte numérisé non relu

I. Eccli. XXX

LES ETATS D' ORAISON

satisfaire soi-njènio en suivant sa propre volonté, on rossent intérieurement des remords, des chagrins et des amcrlunics d'esprit qui font impression sur le corps. C'est pourcjuoi Dieu dit dans les saintes Ecritures, que les impies sont comme une mer qui ne saurait se calmer ; mais qu'un esprit tranquille est toujours comme un icstin perpétuel, où Ton goûte une grande joie '.

Faites donc en sorte que votre modestie soit mêlée d'une sainte gaieté et que votre gaieté soit mêlée dune sainte modestie : en un mot, ayez toujours une certaine gravité tempérée d'une grande douceur. Saint Homuald, saint Dominique et saint François, tout mortifiés qu'ils étaient, avaient toujours une sainte joie peinte sur leurs visages. La vertu n'est point d'ellemême triste et farouche. Au contraire, elle est si douce, si égale, et si charmante, quelle se fait aimer des personnes même qui ne la pratiquent pas.

Mon très cher frère, je ^ous conjure par Notre-Seigneur Jésus-Christ, d'embrasser avec un grand courage la véritable mortification. Ne vous découragez point ni par sa durée, puisque

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